NOUVELLES

Un autre fournisseur du Pentagone envoie des milliers d'employés en congé forcé

04/10/2013 05:29 EDT | Actualisé 04/12/2013 05:12 EST

Après United Technologies, c'est maintenant Lockheed Martin, un autre fournisseur du Pentagone, qui a annoncé la mise en congé sans solde de 3000 employés, une conséquence de la paralysie des services gouvernementaux américains découlant du bras de fer budgétaire au Congrès.

La PDG de Lockheed Martin, Marillyn Hewson, a déclaré que l'entreprise recommandait à ses employés « d'utiliser leurs jours de vacances disponibles afin de continuer à percevoir leur rémunération et les avantages liés », a commenté la dirigeante du fabricant d'avions de chasse F-35.

Le groupe industriel United Technologies avait déjà annoncé la mise en congé sans solde à partir de lundi de 2000 salariés de sa division d'aviation militaire Sikorsky, qui fabrique l'hélicoptère Black Hawk.

Les administrations centrales des États-Unis sont partiellement fermées depuis mardi matin, faute d'un accord sur le budget au Congrès. Quelque 900 000 fonctionnaires fédéraux, soit 43 % des effectifs, ont été mis d'office en congé sans solde, selon les données du site GovExec.

Le porte-parole de la présidence, Jay Carney, a lancé une mise en garde, jeudi, contre le risque d'un défaut de versement de l'aide militaire américaine à leurs alliés, Israël en tête. Il a par ailleurs souligné vendredi que le bureau du département du Trésor, chargé de faire respecter les sanctions économiques contre l'Iran et la Syrie, n'était plus en mesure d'assurer ses activités.

Le président Barack Obama a annulé l'intégralité de la tournée en Asie qu'il devait effectuer la semaine prochaine. C'est le secrétaire d'État John Kerry qui se rendra en Indonésie et au Brunei.

Les deux chambres du Congrès devraient siéger ce week-end

Au quatrième jour de la paralysie de l'État fédéral, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, s'est emporté contre la Maison-Blanche. « Tout ce que nous demandons est de nous asseoir, d'avoir une discussion, de rouvrir l'État fédéral et d'introduire de l'équité pour les Américains dans "Obamacare" », a tonné M. Boehner, en utilisant le surnom donné à la loi sur l'assurance-maladie promulguée en 2010 par le président Obama.

Le président Obama, qui s'est offert un bain de foule impromptu à l'heure du midi, a pour sa part rétorqué : « Je serais heureux de négocier avec les républicains et M. Boehner, mais pas sous la menace », a-t-il dit aux journalistes. Accompagné du vice-président Joe Biden, Barack Obama est sorti à pied de la Maison-Blanche pour acheter des sandwiches dans un comptoir de restauration rapide.

Les troupes de M. Boehner, opposées à la réforme de l'assurance-maladie dont un volet crucial est entré en vigueur mardi, refusent de voter un budget qui n'en supprimerait pas le financement.

Ces élus ont aussi menacé de lier cette question à celle du relèvement du plafond légal de la dette, nécessaire d'ici au 17 octobre.

Si le Congrès n'y donne pas son feu vert, les États-Unis risquent de se retrouver en défaut de paiement à partir de cette date, une situation sans précédent qui a provoqué une nervosité grandissante des marchés boursiers.

PLUS:rc