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Régimes de retraite : Labeaume veut des pouvoirs d'ici la fin de l'année

03/10/2013 01:43 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

Régis Labeaume exhorte le gouvernement Marois d'adopter d'ici décembre la moitié des recommandations contenues dans le rapport D'Amours sur les régimes de retraite. M. Labeaume croit qu'il pourra négocier avec les syndicats s'il obtient certains pouvoirs.

Lors de la présentation du deuxième volet de sa campagne électorale, Régis Labeaume a soutenu que l'Assemblée nationale n'était pas tenue de cautionner en bloc toutes les recommandations du rapport D'Amours. Certaines mesures de ce rapport peuvent être adoptées d'ici décembre tout en poursuivant l'étude des autres recommandations.

« Que le gouvernement se pose des questions sur l'ensemble du rapport, principalement sur la rente de longévité, il a le droit. Mais maintenant, il doit nous dire s'il est d'accord avec la partie du rapport touchant les villes et les déficits des fonds de pension », a dit le maire de Québec.

Régis Labeaume souhaite entre autres que la capitalisation améliorée soit appliquée afin de permettre d'assurer la pérennité des caisses de retraite. Cette méthode vise à utiliser des calculs de rendements financiers plus réalistes en laissant de côté la spéculation.

Le maire sortant demande aussi à ce que les cotisations aux régimes de retraite soient assumées à 50-50 entre la Ville et les employés, comme le recommande le comité d'experts. Régis Labeaume souhaite aussi que les déficits des caisses soient partagés à parts égales.

« Il n'est pas question pour la Ville de Québec de faire payer la totalité des déficits des régimes de retraite à ces gens qui n'en ont pas », a-t-il dit. Il est conscient qu'il faudra modifier certaines lois fiscales pour y parvenir.

Forcer la négociation

Régis Labeaume demande aussi d'imposer une période de négociation d'un an, soit du 1er janvier au 31 décembre 2014. Si les parties ne réussissent pas à s'entendre à l'intérieur de ce délai, il demande le pouvoir décréter des modifications aux régimes de retraite.

« Ce qu'on dit, c'est forcer la négociation. Moi, je suis convaincu qu'on va s'attendre. Sinon, on décrétera », a dit le maire.

Dans une lettre envoyée au maire sortant jeudi, l'Alliance des professionnels et professionnelles de la Ville de Québec rappelle que Régis Labeaume n'a pas à négocier sur la place publique.

Le syndicat demande au maire de cesser de s'ingérer dans la négociation tout en s'adressant directement aux membres.

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