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Film «Amsterdam» de Stefan Miljevic: trois hommes, un voyage et un mensonge (VIDÉO)

03/10/2013 01:14 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - L'affiche du film «Amsterdam», premier long métrage de Stefan Miljevic, montre trois hommes, sourire aux lèvres, sur une photo semblant avoir été prise au cours d'un voyage de pêche.

Ses créateurs assurent toutefois qu'il ne faut pas se fier aux apparences, car «Amsterdam» est tout sauf un «film de gars».

Le long métrage raconte l'histoire de trois amis d'enfance, interprétés par Louis Champagne, Gabriel Sabourin et Robin Aubert, qui s'éclipsent secrètement à Amsterdam pour une fin de semaine de débauche pendant que leurs épouses les croient en voyage de pêche. Le projet semble sans faille... jusqu'à ce qu'un membre du trio décide de ne pas revenir. De retour au pays, les deux autres inventent mensonge après mensonge pour éviter que leurs conjointes ne découvrent le pot aux roses.

«Ce sont trois gars de région, qui se sont mariés quand même assez jeunes (et qui) ont eu des enfants jeunes. Ils n'ont pas eu la chance de vivre pleinement leur jeunesse et ils se retrouvent à 40 ans avec ce désir-là, de faire un mauvais coup, de partir ailleurs», raconte Stefan Miljevic, selon qui ce désir est universel. «On a tous envie de faire un mauvais coup, de s'en aller, de décrocher de notre réalité.»

La ville d'Amsterdam s'est d'ailleurs rapidement imposée au réalisateur et à Champagne et Sabourin, qui ont écrit, à trois, le scénario. «Je pense que tout le monde, jeune, en a entendu parlé, a déjà voulu y aller, explique Miljevic. C'est reconnu comme étant une ville ouverte au vice.»

Mais bien que les trois protagonistes soient des personnages masculins, le réalisateur rejette catégoriquement l'idée d'avoir fait un «film de gars». Selon lui, le thème universel de l'amitié que l'on retrouve au centre du film fait en sorte que «tout le monde peut se retrouver dans cette histoire-là».

Pour Louis Champagne, il s'agit plutôt d'un «film de couples», au centre duquel se trouvent les femmes. «C'est sûr qu'on est trois gars. On a écrit pour des gars des personnages de gars, mais les personnages de femmes aussi ont pris beaucoup d'ampleur.»

Les trois conjointes, jouées par Suzanne Clément, Fanny Mallette et Marie-Chantal Perron, vont en effet remuer ciel et terre pour tenter de retrouver le conjoint prétendument disparu en forêt, forçant les deux autres hommes à s'empêtrer encore davantage dans le mensonge.

«Sans les femmes, il n'y aurait pas de film, contrairement à certains films de guerre, où il y a une histoire d'amour qui arrive et qui est complètement accessoire, avance Gabriel Sabourin. C'est un film sur la relation d'amitié et la relation amoureuse. Sur les relations entre les gens, les mensonges qui se glissent dans ces relations-là.»

L'acteur et scénariste croit que les femmes voudront peut-être aller voir le film «pour voir ce qu'ils font les hommes, tout seuls, quand (elles ne sont) pas là». «Comme les gars on irait voir l'inverse», précise-t-il.

Et peut-être les hommes et les femmes ne verront-ils pas de la même façon ces hommes qui espéraient seulement «faire un mauvais coup» sans trop de conséquence. «Mais c'est ça qui est intéressant dans un film. On le voit différemment, on en retient des trucs qui sont différents de notre voisin», conclut Stefan Miljevic.

«Amsterdam» prendra l'affiche au Québec le 11 octobre.

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