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Enbridge soulève la controverse au Michigan

03/10/2013 11:32 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST
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Enbridge Inc. signage is displayed outside of the company's corporate office in Toronto, Ontario, Canada, on Friday, Oct. 28, 2011. Enbridge Inc. provides energy transportation, distribution, operates crude oil and liquids pipeline systems, natural gas transmission for midstream businesses in North America and internationally. Photographer: Brent Lewin/Bloomberg via Getty Images

Pendant qu'Enbridge répare son pipeline qui traverse l'Ontario et le Québec, l'entreprise en construit un tout nouveau au Michigan. Et la façon dont la compagnie traite certains propriétaires de terrains, où se trouve la nouvelle conduite, sème la colère.

L'entreprise albertaine espérait rebâtir la confiance des résidents de l'État américain avec son projet, mais le nouveau pipeline traverse la cour arrière de milliers de propriétaires, qui ne sont pas tous satisfaits de la manière dont Enbridge mène les travaux.

Des centaines d'arbres ont été abattus sur la propriété des Tanciar. Leur champ d'épuration a été compromis pendant trois mois. Lorsqu'ils ont rejeté les offres de compensation d'Enbridge, l'entreprise leur a fait parvenir un chèque de 528 $, le montant prévu par la loi en 1968.

L'entreprise albertaine affirme toutefois s'entendre avec la majorité des milliers de résidents touchés.

Le nouveau pipeline suit le même tracé que la conduite 6B, responsable du déversement dans la rivière Kalamazoo en 2010. Kim Savage, une avocate qui représente une centaine de propriétaires, estime qu'Enbridge brandit vite les menaces d'expropriation.

« Les gens se font dire : "vous acceptez notre plan, voici ce que nous vous offrons, et si vous n'êtes pas contents, nous le prendrons de toute façon" », indique Me Savage, précisant que les gens se sentent « carrément intimidés ».

Les Tanciar sont finalement parvenus à une entente de plusieurs dizaines de milliers de dollars avec Enbridge, mais la restauration du terrain se fait toujours attendre.

D'après un reportage de Sylvie Fournier

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