NOUVELLES

La Russie inculpe de piraterie des militants de Greenpeace

02/10/2013 07:34 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

La justice russe a prononcé mercredi les premières accusations pour piraterie contre quatorze des trente militants de Greenpeace arrêtés le 19 septembre, annonce l'organisation écologiste sur Twitter.

Les activistes ont été inculpés de piraterie en bande organisée, un crime passible de 10 à 15 ans de prison, pour une action menée contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique. Ces militants viennent de différents pays : quatre Britanniques, une Brésilienne, le Suédo-Américain d'origine russe Dmitri Litvinov, une Finlandaise, une Argentine, deux Néerlandais, un Polonais, deux Russes et un Ukrainien.

Les audiences vont se poursuivre jeudi, selon l'ONG. Les deux militants canadiens attendent toujours la décision du tribunal. Il s'agit d'Alexandre Paul, de Montréal, et du second du navire, l'Ontarien Paul Ruzycki.

« Aussi absurde qu'abominable »

Kumi Naidoo, directeur général de Greenpeace International, a dénoncé des accusations qui représentent « une atteinte au principe même de la protestation pacifique ».

« Toute affirmation selon laquelle ces militants sont des pirates est aussi absurde qu'abominable », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Il a répété qu'il s'agissait de la menace la plus grave contre l'activité « pacifique » de Greenpeace depuis l'épisode du Rainbow Warrior, coulé en 1985 dans le port d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, par les services secrets français. Les activistes dénonçaient alors les essais nucléaires réalisés en Polynésie, une opération qui avait fait un mort dans l'équipage.

L'arraisonnement du 19 septembre

Les membres de l'équipage - 4 Russes et 26 ressortissants de 17 autres pays - ont été placés en détention à Mourmansk, dans le nord-ouest du pays, à la suite de l'arraisonnement le 19 septembre en mer de Barents de l'Arctic Sunrise par un commando héliporté des garde-côtes russes.

Auparavant, plusieurs d'entre eux avaient tenté d'escalader une plateforme pétrolière du géant russe Gazprom, pour dénoncer le risque qu'elle fait selon eux courir à l'environnement.

PLUS:rc