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De plus en plus de jeunes innus inhalent des vapeurs d'essence

02/10/2013 06:36 EDT | Actualisé 02/12/2013 05:12 EST

Simeon Tshakapesh, chef de la communauté innue de Natuashish, au Labrador, dit avoir besoin d'aide, car le problème de l'inhalation de vapeur d'essence par les jeunes s'aggrave.

M. Tshakapesh était à Saint-Jean, à Terre-Neuve, mardi, pour discuter de la situation avec des représentants du gouvernement.

Il souligne qu'il passe des nuits à l'extérieur, à Natuashish, pour disperser des groupes d'enfants qui inhalaient des vapeurs d'essence. Il affirme que le problème s'aggrave un peu plus chaque jour depuis trois ans.

Selon Simeon Tshakapesh, la communauté a l'impression qu'il n'y a aucun progrès même si elle travaille avec Santé Canada et le ministère de l'Enfance, de la Jeunesse et des Services familiaux de Terre-Neuve-et-Labrador.

Le chef affirme qu'il a été bouleversé en voyant une photo montrant son propre neveu sur le capot d'une camionnette avec un sac de plastique à la main.

Simeon Tshakapesh ajoute que ce fléau cause des problèmes de santé et que des jeunes sous l'influence de vapeurs d'essence commentent des gestes de vandalisme.

Par exemple, un graffiti qui aurait été écrit par un jeune sur le mur d'un édifice dit simplement : « On veut mourir. Personne ne nous écoute. »

Le problème se répand

Klaus Muller, thérapeute en santé mentale à Natuashish, dit aussi que le nombre de jeunes toxicomanes augmente. Les enfants commencent à faire cela de plus en plus jeunes, dès l'âge de sept ans dans certains cas, précise-t-il.

M. Muller ajoute qu'il se sent impuissant à lutter contre ce fléau. Selon lui, les parents de ces jeunes sont soit à l'extérieur de la communauté pour lutter contre leur propre toxicomanie ou ils se sentent dépassés par les événements.

Les services de protection de l'enfance affirment qu'ils tentent de recruter plus d'intervenants tout en travaillant en collaboration avec le conseil de bande de Natuashish.

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