POLITIQUE

Québec met l'abolition des commissions scolaires sur la table

01/10/2013 09:45 EDT | Actualisé 01/12/2013 05:12 EST
Radio-Canada

Le gouvernement et les commissions scolaires sont dans l'impasse, alors que Québec veut imposer à ces dernières des réductions de financement de 100 millions de dollars d'ici deux ans. Le gouvernement a également signalé que tout était sur la table, incluant la révocation du pouvoir de taxation des commissions scolaires, ou même l'abolition de celles-ci.

Les dirigeants des commissions scolaires francophones et anglophones étaient en réunion mardi avec la première ministre Pauline Marois et la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, pour tenter de trouver un scénario alternatif aux hausses de taxes scolaires.

Mais Québec n'en démord pas : les commissions doivent trouver le moyen de sabrer 50 millions de dollars par année, en 2014-2015 et 2015-2016, du fardeau de taxes scolaires imposé aux contribuables.

La ministre Marie Malavoy a aussi fait part de son intention de mettre sur pied un groupe d'experts pour étudier la gestion et le financement des commissions scolaires. C'est ce comité qui pourrait en venir à proposer l'abolition des commissions scolaires. « Nous souhaitons que cet exercice soit concluant. Ils regarderont tout ce qui est sur la table », dit Mme Malavoy à propos du comité.

De leur côté, les commissions scolaires crient à la manoeuvre électoraliste. Et elles rappellent que ni la défunte Action démocratique du Québec, ni la Coalition avenir Québec n'ont réussi à se faire élire en promettant l'abolition des commissions scolaires.

Les commissions menacent aussi de défier le gouvernement en n'appliquant pas les réductions qu'elles considèrent être un remède de cheval dont les élèves feront les frais.

« Si on décide qu'on ne les fait pas les coupes, on ne les fera pas, les coupes. Moi, je peux donner mes clefs à Mme Marois et lui dire : "Si vous êtes meilleurs que nous, venez les faire". » — Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires

La rencontre houleuse de mardi soir faisait suite à une première rencontre du même genre, deux semaines plus tôt, au cours de laquelle Mme Malavoy avait annoncé son intention de revoir tout le système de taxation scolaire.

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