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Mur budgétaire : les républicains ciblent la réforme de la santé

29/09/2013 01:32 EDT | Actualisé 28/11/2013 05:12 EST

La Chambre des représentants américaine, dominée par les républicains, a, dans la nuit de samedi à dimanche, ajouté à une loi de financement un amendement qui retarde d'un an la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance maladie connue sous le nom « d'Obamacare », ce à quoi s'oppose Barack Obama.

Ce vote renforce la perspective d'une fermeture des services fédéraux pour la première fois depuis 17 ans, à compter de mardi 1er octobre, début de l'exercice financier.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a déclaré que le Sénat, qui ne se réunira pas avant lundi à 14 h, n'accepterait pas la remise en cause de la réforme de la santé, qui élargit l'assurance maladie aux plus démunis.

Barack Obama lui-même a prévenu, samedi, qu'il opposerait son veto à tout projet de loi contenant une telle clause.

La dernière fermeture des services administratifs, du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996, était due à la guérilla budgétaire entre l'administration démocrate de Bill Clinton et les républicains, conduits par le président de la Chambre des représentants d'alors, Newt Gingrich.

La Chambre des représentants examinait un projet de loi voté vendredi par le Sénat, et destiné à assurer jusqu'au 15 novembre le financement des administrations fédérales, afin d'éviter leur fermeture.

Les républicains de la Chambre, poussés depuis des semaines par les membres du Tea Party et de la droite dure, l'ont amendé en y incluant plusieurs dispositions controversées, notamment dans le but d'empêcher le financement, pendant un an, de la nouvelle loi sur l'assurance maladie, l'un des textes emblématiques de l'administration Obama.

800 000 fonctionnaires au chômage technique?

En cas de fermeture, les dépenses pour les services jugés essentiels, comme ceux touchant à la sécurité nationale, continueront d'être assurées, de même que celles de la sécurité sociale et des caisses de retraite, mais des retards dans les remboursements seront sans doute à prévoir.

Huit cent mille fonctionnaires fédéraux seront mis au chômage technique, avec, en toile de fond, par exemple, la fermeture des musées et des parcs nationaux du pays, ce qui ternirait l'image des États-Unis auprès des touristes.

Dans l'avion qui le conduisait en Corée du Sud, le chef du Pentagone, Chuck Hagel, a fustigé la « manière formidablement irresponsable de gouverner » des élus du Congrès, en prévenant que 400 000 employés civils du Pentagone seraient mis en chômage technique en cas de fermeture des administrations fédérales.

Outre les amendements portant sur la réforme de la santé, la Chambre des représentants a voté une clause assurant que les militaires recevront toujours leur solde. Les démocrates ont soutenu le texte, tout en regrettant que les républicains ignorent au passage la valeur des autres employés fédéraux qui se retrouveraient sans salaire en cas de fermeture.

Le débat budgétaire se double d'inquiétudes liées au plafond de la dette autorisée (16 700 milliards de dollars) qui, selon le secrétaire au Trésor, Jack Lew, serait atteint au plus tard le 17 octobre.

Reuters

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