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La Syrie collaborera avec les inspecteurs de l'ONU chargés du désarmement chimique

28/09/2013 08:59 EDT | Actualisé 28/11/2013 05:12 EST

La Syrie collaborera pleinement avec les inspecteurs de l'ONU chargés de sécuriser et de détruire ses arsenaux d'armes chimiques, a affirmé samedi le premier ministre du pays.

Les commentaires de Wael Al-Halqi surviennent au lendemain d'un vote unanime du Conseil de sécurité de l'ONU afin de purger la Syrie de son programme d'armes chimiques. Ce vote, survenu après deux semaines de négociations sous haute tension, représente une percée majeure dans l'impasse dans laquelle était plongé le Conseil depuis l'éclatement du conflit syrien, en mars 2011.

En entrevue au réseau de télévision libanaise Al Manar, Wael Al-Halqi a affirmé que cette résolution respectait l'approche de la Syrie qui s'apprête à joindre la convention internationale sur les armes chimiques. Il a ajouté que la Syrie allait collaborer avec les inspecteurs et faciliter leur travail, tel que promis.

L'entente sur les armes permet le début des travaux visant à faire disparaître du régime syrien près de 1000 tonnes d'armes chimiques d'ici le milieu de 2014. La résolution annonce aussi des conséquences si la Syrie refuse d'obéir, mais celles-ci dépendent de l'adoption d'une autre résolution qui serait votée par le conseil en cas de non-respect des premières dispositions.

Le vote consacre aussi un plan, adopté par l'organisme de surveillance mondiale des armes chimiques, qui établit des standards et des échéanciers pour inventorier, mettre en quarantaine et finalement détruire les armes chimiques syriennes, leurs précurseurs et leurs systèmes de dissémination.

Les récentes tractations diplomatiques ont fait suite à une attaque chimique lancée le 21 août qui a causé la mort de centaines de civils dans une banlieue de Damas, et aux menaces de frappes américaines prononcées par le président Barack Obama.

Pour la première fois, le Conseil a endossé la feuille de route pour une transition politique en Syrie déjà adoptée par plusieurs pays en juin 2012, et a réclamé la tenue d'une conférence internationale à être convoquée « le plus rapidement possible » pour la mettre en place. Le secrétaire général Ban Ki-moon a précisé que la date cible de cette conférence de paix à Genève serait la mi-novembre.

Le premier ministre Al-Halqi a affirmé à Al Manar que le gouvernement syrien était prêt à « négocier avec les forces de l'opposition à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie, s'ils le veulent ». Cependant, il a aussi évoqué le fait que la Coalition nationale syrienne (CNS), le principal parti d'opposition soutenu par les pays occidentaux, pourrait apporter des groupes armés à la table des négociations.

Le contrôle de la CNS a toujours été hésitant sur les factions rebelles syriennes. Cela a été confirmé mercredi après qu'une dizaine des plus puissants de ces groupes d'entre eux s'en sont formellement dissociés.

Associated Press

La Presse Canadienne

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