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Robert Dinan a l'appui de son chef

27/09/2013 03:19 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST

Le chef d'Équipe Labeaume manifeste sa confiance en son candidat Robert Dinan, qui a été conseiller juridique d'un ingénieur cité à la Commission Charbonneau pour avoir tenu les rênes d'un système de collusion à Québec.

L'ancien vice-président de la firme Aecom-Tecsult, Patrice Mathieu a été le client de Robert Dinan à titre d'avocat au cabinet O'Brien de Québec. M. Mathieu a reconnu avoir comploté avec d'autres firmes de Québec pour se partager la majorité des contrats à la Ville entre 2006 et 2011.

Malgré cette association entre l'ingénieur et son candidat du district St-Louis/Sillery tel que révélé par Le Soleil, Régis Labeaume affirme que Robert Dinan n'a rien à se reprocher.

« J'ai parfaitement confiance, j'ai eu toutes les informations dont j'avais besoin pour m'assurer qu'il n'a jamais été en conflit d'intérêts sur la base de l'éthique. Il est parfait, inatteignable », a soutenu Régis Labeaume.

« Il ne faut jamais confondre l'avocat avec le dossier et la cause. Ça ne se fait pas en droit », a ajouté M. Labeaume.

En entrevue à Radio-Canada, Robert Dinan a expliqué que M. Mathieu l'avait approché après avoir perdu son emploi à la suite d'une enquête du Bureau de la concurrence du Canada.

« Ça va de soi que je savais qu'il y avait enquête, je connaissais le sujet de l'enquête. Mais avec tout ce que je savais, il n'y a rien qui me plaçait dans une situation de conflit d'intérêt ni d'apparence de conflit d'intérêts », a affirmé le candidat d'Équipe Labeaume.

Robert Dinan a cessé de représenter Patrice Mathieu à la suite de son témoignage au début de septembre à la Commission Charbonneau.

Une erreur de jugement, dit Lemelin

Le chef de Démocratie Québec, David Lemelin, estime que Robert Dinan et son chef, Régis Labeaume, ont commis une erreur de jugement dans ce dossier. 

David Lemelin rappelle que Robert Dinan était aussi ombudsman à la Ville de Québec jusqu'en avril. Un poste qu'il a quitté pour se lancer en politique. 

« Il garde comme client cet homme-là alors qu'il se lance dans la campagne électorale pour la Ville de Québec. Là, je pense qu'il y a une erreur de jugement. Une erreur de jugement aussi de la part du maire parce qu'il aurait dû lui dire à ce moment-là qu'en raison de la situation il devait se départir de ce client pour avoir les mains totalement libre s », soutient David Lemelin.

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