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Poursuite de 400 000 $ contre le matricule 728

27/09/2013 06:13 EDT | Actualisé 27/11/2013 05:12 EST

Les quatre citoyens arrêtés par la policière Stéfanie Trudeau, connue comme le matricule 728, portent plainte au civil près d'un an après l'intervention musclée, rue Papineau, a appris Radio-Canada.

Ils réclament chacun entre 35 000 $ et 150 000 $ à Stéfanie Trudeau, à son partenaire, Kevin Henry, et au Service de police de Montréal pour préjudices corporels, dommages moraux et atteinte à leurs droits fondamentaux. 

Les plaignants reprochent notamment à Stéfanie Trudeau d'avoir eu recours à une force plus grande que celle nécessaire, d'avoir proféré des menaces à leur endroit et d'avoir violé leurs droits fondamentaux en les arrêtant de façon arbitraire et abusive. Ils l'accusent également d'avoir agi de mauvaise foi et de manière discriminatoire en raison de leur statut social. 

Les demandeurs prennent pour preuve la conversation entre Stéfanie Trudeau et ses collègues, enregistrée par erreur, dans laquelle elle injurie les demandeurs, les qualifiant notamment de « carrés rouges », d'« artistes » et de « mangeux d'marde ». Ils indiquent également dans leur requête en Cour supérieure du Québec que des carrés rouges, symbole de la contestation étudiante de 2012, étaient collés dans les fenêtres de leur local et qu'ils étaient visibles de la rue. 

Des poursuites criminelles?

Par ailleurs, l'enquête policière qui doit permettre de déterminer s'il y aura des accusations criminelles contre Stéfanie Trudeau dans ce dossier est complétée. Elle est maintenant sur le bureau de la Direction des poursuites criminelles et pénales, à Montréal, qui devrait prendre une décision d'ici quelques jours ou quelques semaines. 

Rappelons que Stéphanie Trudeau a été blanchie le mois dernier pour son intervention lors de la manifestation étudiante du 20 mai 2012, captée sur vidéo. On y voit la policière poivrer des manifestants.

Avec les informations de Normand Grondin

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