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Stephen Harper à la défense du projet Keystone XL à New York

26/09/2013 04:25 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST
AP

NEW YORK, États-Unis - Le premier ministre Stephen Harper a déclaré, jeudi, qu'il n'accepterait pas une réponse négative des États-Unis en ce qui concerne le projet d'oléoduc Keystone XL.

Devant des gens d'affaires à New York, M. Harper a indiqué qu'il continuerait d'exercer des pressions pour favoriser la réalisation du projet d'oléoduc, peu importe ce qui arrivera.

Le premier ministre a affirmé que selon lui, le projet Keystone XL, qui vise à acheminer du pétrole issu des sables bitumineux de l'ouest canadien vers des raffineries de la côte du golfe du Mexique, devrait être approuvé.

D'après M. Harper, il est dans le meilleur intérêt des deux pays de donner le feu vert au projet.

La logique derrière le soutien au projet est «irrésistible», et des gouvernements de tous les ordres des deux côtés de la frontière Canada-États-Unis l'appuient, a fait valoir M. Harper devant une audience de puissants gens d'affaires.

«Nous n'avons pas l'intention d'accepter un "non". On doit faire ce projet éventuellement, pour le bénéfice de nos deux pays», a dit M. Harper en français devant les médias.

Il avait déclaré plus tôt, en anglais, qu'une possible réponse négative du gouvernement américain ne représenterait pas un point final à l'affaire. «Ce ne sera pas terminé tant que le projet ne sera pas approuvé, et nous continuerons de faire pression», a exprimé le premier ministre canadien.

Adoptant son ton le plus ferme à ce jour sur le projet contesté de Keystone XL, M. Harper a aussi rejeté du revers de la main la divergence entre son gouvernement et la Maison-Blanche concernant les projections de création d'emplois du projet.

«C'est juste de la politique», a-t-il lancé devant l'audience de gens d'affaires. Il n'y a pas vraiment de «plan B» pour le Canada dans l'éventualité où le président américain Barack Obama rejetterait le projet d'oléoduc, a-t-il ajouté.

«Je demeure un optimiste et je crois que, au-delà de la politique, quand un projet est si clairement dans l'intérêt de tous — incluant notre intérêt en tant que Canadiens, mais aussi l'intérêt national des États-Unis —, il doit être approuvé», a soutenu le premier ministre.

M. Harper a fait pression sur l'administration Obama pour qu'elle approuve le projet Keystone XL, soutenant qu'il créerait au moins 40 000 emplois des deux côtés de la frontière.

Mais des détracteurs américains de la proposition, notamment au sein de la Maison-Blanche, ont significativement minimisé les avantages économiques potentiels du projet.

Au pays, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a mis en cause des décisions du gouvernement Harper qui font douter de la crédibilité du processus entourant le projet Keystone XL.

«Le premier principe est d'amener des produits pétroliers d'ouest en est en respectant un processus digne de ce nom d'évaluation environnementale. M. Harper a complètement éviscéré les lois environnementales et les lois d'évaluation environnementale. En l'absence d'un processus crédible complet, le public ne peut pas croire ce qu'on va lui dire sur quelque projet que ce soit», a déclaré M. Mulcair.

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