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Pop Montréal: l'univers pop et psychédélique de Portugal The Man (ENTREVUE)

26/09/2013 09:21 EDT | Actualisé 26/09/2013 09:42 EDT
Courtoisie

La formation indé de Portland, Portugal The Man, est de passage en ville ce soir dans le cadre de Pop Montréal. Engouement toujours plus grandissant de la part des fans au fil des albums, le groupe offrira donc une prestation devant une salle complètement remplie. Nul doute, le public montréalais est hâtif d’entendre le nouveau matériel du quintette qui présentera son septième effort, paru au printemps dernier, Evil Friends. Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec le bassiste, Zachary Carothers, au sujet de cette dernière création.

Très heureux de l’accueil du nouvel album par le public européen, Zach manifeste sa joie de faire un arrêt dans la métropole dès les premiers instants de l’entrevue. «On est super content de venir ici, d’autant plus qu’on a le nouveau disque à présenter. Et on a de bons souvenirs de Montréal. La dernière fois qu’on est venu, pour Osheaga, honnêtement, je crois que cela a été un des meilleurs spectacles qu’on a fait en 2012. Je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde avait eu un bon feeling. La qualité du son…franchement, ça sonnait vraiment bien!», lance le musicien.

Réception favorable pour le public, la chimie a également vite opéré au moment de faire vivre Evil Friends en spectacle, explique Zach. «Ce n’est jamais si simple pour un groupe de transposer un album sur scène. On doit développer une énergie et une cohésion pour aller chercher la même essence, la même pureté, qu’il y a dans les chansons. Cette fois-ci, je ne sais pas pourquoi, mais tout est vraiment facile.»

L’effet Danger Mouse

Serait-ce le résultat d’une magnifique collaboration avec le producteur Danger Mouse? En effet, c’est Brian Burton, connu pour son travail auprès de Gnarls Barkley, Black Keys ou Gorillaz, qui était aux commandes musicales d’Evil Friends. Le bassiste raconte le premier contact que P.TM a eu avec lui : «C’est plutôt spécial comment tout ça s’est passé. Ce qu’il faut dire, c’est que de notre côté, on avait pratiquement tout déterminé pour le disque. On était au Texas, dans un studio, à travailler et disons, à autoproduire nos pièces par nous-mêmes, et on a reçu un appel d’Atlantic Records nous informant que Danger Mouse voulait nous rencontrer à New York le lendemain.»

Reconnu comme étant un réalisateur qui choisit ses artistes pour mener des projets à la hauteur de ses ambitions, Brian Burton a été franc; c’était simple, il ne voulait pas accompagner un autre band que Portugal The Man.

«Brian Burton, c’est un artiste en lui-même. Il sait ce que l’on est, il connaît parfaitement bien l’industrie musicale, il est brillant et réfléchi dans tout ce qu’il fait. Ce n’est jamais facile de faire confiance à un producteur, mais avec lui, il n’y a jamais vraiment eu de questionnement», affirme Zach. Cette confiance s’est absolument transposée sur Evil Friends. Portugal The Man a atteint un niveau de cohésion plus riche et propose une touche pop beaucoup plus punchée avec Danger Mouse comme capitaine du bateau.

Des titres qui collent à la peau

Comme le leader de la formation compose énormément de chansons - la preuve: 7 disques en quelque 10 ans d’existence – les membres tentent avec grande sincérité de sélectionner les pièces qui les représentent le plus au moment de la création des disques. «On a de vieux trucs qu’on n’utilise pas, puis on les reprend plus tard. C’est un peu ce qui s’est passé avec Evil Friends. Je pense à Hip Hop Kids… C’est le premier titre qui a été écrit pour l’album. John l’avait composé alors qu’on commençait la tournée avec les Black Keys à Paris. On n’était vraiment pas habitué à toute cette game, les gros stades et tout… Ça témoignait un peu de la situation, de ce que ressentait John à ce moment-là, mais on l’a ramené plus tard pour Evil Friends et c’était parfait.»

L’euphorie du studio

Dans une précédente entrevue accordée au Huffington Post Québec, le chanteur de la formation, John Gourley, avait avoué avoir trouvé l’enregistrement de In the Mountain In Cloud insupportable sur le plan émotionnel. Les musiciens ont-ils su tirer leur épingle du jeu cette fois-ci ? «(Rires) Mon dieu, ça s’est tellement mieux passé… Ouf ! Ce n’est pas comparable!», lance d’abord Zach. «Quoique cela reste toujours difficile pour nous», renchérit-il. «On est comme des montagnes russes. On perd toute perspective, on est trop dans le truc. Cette fois-ci, plus ça avançait, plus on prenait confiance. Franchement, je pense que cela aura vraiment été ma meilleure expérience en studio à vie !»

Lorsqu’on demande au bassiste s’il y a une chanson du dernier opus qui lui parle davantage, il revient d’ailleurs sur ces moments passés en studio. « En ce moment, j’aime particulièrement Holly Roller. Ça me rappelle vraiment des souvenirs. C’était notre dernière journée d’enregistrement, il était 3h du matin et on travaillait tellement fort pour être satisfait… Et en même temps, il y avait un sentiment d’euphorie, de créativité… On donnait tout ! », dit-il.

Portugal The Man est au Théâtre Corona Virgin Mobile ce jeudi soir, à 21h dans le cadre du festival Pop Montréal. Pour plus de détails, cliquez ici.

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