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Détention préventive pour 10 membres de l'équipage de Greenpeace en Russie

26/09/2013 04:36 EDT | Actualisé 26/11/2013 05:12 EST
AP
The Greenpeace ship 'Arctic Sunrise', right, is escorted by a Russian coast guard boat in Kola Bay at the military base Severomorsk on the Kola peninsula in Russia, Tuesday, Sept. 24, 2013. Russian authorities have detained the Greenpeace ship 'Arctic Sunrise' and her 27 crew who face charges when they arrive at Murmansk following their attempt to protest arctic oil production. (AP Photo/Igor Podgorny, Greenpeace)

Un tribunal de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, prolonge de deux mois la détention d'un photographe de Reuters et de onze activistes de Greenpeace en attendant leur procès. Parmi ces derniers se trouvent les Canadiens Paul Ryzincki et Alexandre Paul. 

Ils sont accusés de piraterie, tout comme18 autres militants de l'organisation écologiste, pour avoir mené une action contre une plateforme pétrolière en Arctique.

Le photographe russe Denis Sinyakov a insisté lors de sa comparution sur le fait qu'il avait seulement photographié l'action de Greenpeace et qu'il n'avait pas pris part aux événements. Mais le tribunal a justifié sa décision en expliquant que ce photographe, travaillant régulièrement pour Greenpeace, se rendait souvent à l'étranger et pourrait dès lors quitter la Russie.

Trente membres de l'équipage de Greenpeace, provenant de 18 pays, dont le Canada, comparaissent jeudi devant un tribunal de Mourmansk. Ils sont accusés de piraterie en groupe organisé, un crime passible de 14 ans de prison.

Les activistes ont tenté la semaine dernière d'escalader une plateforme pétrolière de Gazprom en Arctique. Un commando héliporté des garde-frontières russes a alors pris d'assaut le navire de Greenpeace, puis l'a remorqué jusqu'à la rade de Mourmansk.

Tensions diplomatiques en vue?

Toute cette affaire pourrait tourner à un affrontement diplomatique, compte tenu de la présence de ressortissants étrangers parmi les militants arrêtés.

Les Pays-Bas ont déjà demandé aux autorités russes de libérer l'équipage, en invoquant le droit maritime.

Le gouvernement néerlandais envisage même d'aller devant le Tribunal international de l'ONU pour le droit de la mer, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie néerlandaise Frans Timmermans.

De son côté, le directeur de Greenpeace International, Kumi Naidoo, a qualifié ces premières décisions de la justice russe de mesures d'intimidation : « Les autorités russes essayent d'effrayer les gens qui s'opposent à l'industrie pétrolière dans l'Arctique, mais cette tentative d'intimidation flagrante ne va pas aboutir », a-t-il déclaré dans un communiqué.

D'après les informations de Jean-François Bélanger

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