Charte des valeurs: Thomas Mulcair ne se laissera pas écarter du débat

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MONTRÉAL - Thomas Mulcair n'a pas l'intention d'être écarté du débat sur la charte des valeurs québécoises présentée par le gouvernement de Pauline Marois.

Le chef néo-démocrate souligne aussi que le Parti québécois ne s'est pas toujours opposé à une forme de participation fédérale dans les débats à l'Assemblée nationale.

Il a rappelé, lors d'un point de presse à Montréal jeudi, qu'il s'était présenté à l'Assemblée nationale lors du débat sur les écoles passerelles en 2010. Sa présentation portait sur ses inquiétudes à l'égard du projet de loi 103 qui, selon lui, contournait la Charte de la langue française.

M. Mulcair compte faire entendre sa voix et même participer éventuellement à une commission à l'Assemblée nationale si l'occasion se présente.

Selon lui, l'enjeu a beau être provincial, il touche à des enjeux sérieux et selon lui, il ne suffit pas de se plaindre du contenu, «il faut agir».

Réitérant que l'avocat Julius Grey a déjà évoqué l'idée de prêter ses services pro-bono, il n'exclut pas non plus la piste d'un recours juridique au nom des personnes qui pourraient être lésées si elles perdent leur emploi en raison du port de signes religieux.

Et M. Mulcair en rajoute, affirmant qu'à l'époque des écoles passerelles, la formation souverainiste avait applaudi sa participation au débat, alors qu'à présent, on lui reproche de s'investir dans une discussion qui ne concerne que le Québec.

«Il est étonnant de constater la flexibilité du Parti québécois sur les principes», a-t-il souligné.

Dans la circonscription de Bourassa, où il accompagnait sa candidate Stéphane Moraille, qui tente de ravir l'ancienne forteresse libérale que détenait jusqu'à tout récemment Denis Coderre, M. Mulcair a précisé que la défense des droits n'avait pas de frontière.

Il a expliqué que son parti a défendu les droits des franco-ontariens d'avoir des commissions scolaires sous leur contrôle, et ceux des franco-manitobains d'avoir des lois en français.

«Le NPD ne fera pas que parler de défendre des droits, il va agir. On est en train de parler d'enlever des droits fondamentaux, et nous allons nous tenir debout contre cette tentative d'enlever des droits», a insisté le chef de l'opposition à Ottawa.

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