NOUVELLES

Usine de pompage : une famille forcée de quitter sa résidence

25/09/2013 03:08 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Un couple du secteur de Lac-Saint-Charles soutient que la construction d'une usine de pompage cause d'importants dommages à sa résidence qui avoisine les travaux.

Chantale-Marie Inglis et son conjoint songent à intenter une poursuite contre la Ville de Québec ou le constructeur de l'usine.

Des fissures sur les murs de leur résidence, au sous-sol et au rez-de-chaussée, sont apparues quelques semaines après le début des travaux de construction de l'usine de pompage, amorcés en janvier 2012.

Selon les propriétaires, qui ont fait faire des mesures par des arpenteurs, la dalle de béton de leur maison s'abaisse d'environ un pouce par mois parce que le sol a été drainé.

Le couple et leur fille n'habitent plus dans la maison depuis plusieurs mois parce qu'ils jugent la résidence trop dangereuse.

Les propriétaires souhaitent être dédommagés. « La maison, nous l'avons achetée à 210 000 $. C'est une perte. On aurait pour au moins 100 000 $ de réparations à mettre sur la maison. Les dommages augmentent de mois en mois », fait savoir Mme Inglis.

Après avoir entrepris plusieurs démarches pour être dédommagés, mais en vain, les propriétaires lancent un appel à l'aide.

« C'est notre dernier cri à l'aide et si ça ne marche pas, on fera faillite. Toutes les démarches font en sorte que personne ne peut nous aider, tout le monde est bloqué, on ne sait plus quoi faire. On pense repartir à zéro, mais on a tout investi dans cette maison-là, c'est notre première maison », souligne la propriétaire.

La Ville de Québec reconnaît que les travaux ont provoqué des mouvements de sol, mais affirme qu'on ne peut conclure pour autant que la résidence a été endommagée par les travaux.

D'autres analyses seront nécessaires afin de connaître la nature et la cause du problème, mentionne le porte-parole de la Ville, Jacques Perron.

« Est-ce que c'est un problème suite à nos travaux qui aurait été aggravé par nos travaux? Il y a des études à faire. Après ça, c'est une question de discussion entre avocats, sur la responsabilité, et de l'assureur aussi de l'entreprise qui fait les travaux », commente M. Perron.

Des mesures ont été prises pour stabiliser les sols.

L'usine de pompage devrait être achevée d'ici trois semaines. Quand tout aura été remblayé, le sol cessera de bouger avance la Ville.

PLUS:rc