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Frank Tremblay se dit « torturé » en contre-interrogatoire

25/09/2013 02:07 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Frank Tremblay a subi un contre-interrogatoire pénible au procès en recours collectif qu'il a entrepris contre les Rédemptoristes de Sainte-Anne-de-Beaupré.

L'ancien élève du Séminaire Saint-Alphonse s'est impatienté devant les questions des avocats de la défense, demandant, exaspéré, combien de temps allait encore durer cette « torture » qu'il a qualifiée de « viol psychologique ».

L'avocat des victimes, Me Serge Létourneau, en a rajouté en disant que le contre-interrogatoire commençait à ressembler à du « harcèlement ».

L'avocat du Séminaire Saint-Alphonse est revenu notamment sur les rencontres de Frank Tremblay avec différents psychologues au cours de sa vie et des problématiques qu'il abordait avec ces spécialistes.

La question de la prescription est au coeur du débat. Les avocats des Rédemptoristes tentent de déterminer à quel moment précisément Frank Tremblay a pris conscience des conséquences des agressions sur sa vie afin de déterminer s'il a déposé son recours avant qu'il ne soit prescrit légalement.

La loi prévoit qu'un procès civil doit être intenté au plus tard trois ans après les faits, sauf si la personne est dans l'incapacité d'agir.

Frank Tremblay n'en était pas à son premier contre-interrogatoire des avocats de la défense. Lors des audiences préalables servant à préparer le procès, il a répondu à leurs questions pendant quatre jours.

Après le contre-interrogatoire, Frank Tremblay s'est assis dans la salle et a retiré ses lunettes pour pleurer.

Plus tard, Me Serge Létourneau a aussi fait savoir qu'il a demandé à la congrégation religieuse de fournir ses états financiers, sans quoi il demandera au supérieur des Rédemptoristes, Mario Boies, de témoigner sur cette question pendant le procès.

Deux autres victimes entendues

Une onzième victime a témoigné avec beaucoup de difficulté mercredi matin. L'homme, submergé par l'émotion, est demeuré assis durant son témoignage qui a été entrecoupé de longues pauses et de pleurs.

Il a indiqué que le père Raymond-Marie Lavoie a commencé à commettre des attouchements sur lui alors qu'il était malade à l'infirmerie. Les agressions ont duré trois ans.

En après-midi, une douzième victime a raconté les attouchements subis par trois pères, dont Jean-Claude Bergeron, à la fin des années 70. L'ancien élève a relaté s'être fâché contre le troisième religieux qui l'a agressé. Quelques jours plus tard, il était convoqué au bureau du directeur du Séminaire, François Plourde. Il a dit alors avoir dénoncé les autres religieux. Peu de temps après, il était renvoyé de l'école.

Jeudi, le tribunal entendra la soeur d'une des victimes qui s'est suicidée.

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