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Commission Ménard sur le printemps 2012 : mise en garde des cégeps

25/09/2013 12:21 EDT | Actualisé 25/11/2013 05:12 EST
Myriam Lefebvre

La Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 s'est penchée mercredi matin sur la prestation des cours durant la grève étudiante, en entendant les témoignages de responsables du milieu collégial. En après-midi, ce sera au tour du chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, de venir témoigner.

Jean Beauchesne, président et directeur général de la Fédération des cégeps, était le premier à être entendu par les commissaires, Serge Ménard et Claudette Carbonneau. Il a surtout fait état de la difficulté pour les directions des cégeps à faire respecter les injonctions des tribunaux forçant la tenue de cours durant la grève du printemps 2012.

Certains cégeps ont tenté d'ouvrir leurs portes, mais cette décision a donné lieu à du désordre et de la confusion - une situation qui a dégénéré notamment aux cégeps Lionel-Groulx et Marie-Victorin. Malgré la bonne volonté des établissements, il était impossible de permettre une rentrée en classe sécuritaire, selon lui.

Il affirme par ailleurs avoir toujours eu de bonnes relations avec l'état-major du SPVM.

De plus, le mouvement étudiant doit être mieux encadré sur le plan juridique, dit-il, notamment en ce qui a trait au processus de votation. Puisqu'une loi permet déjà aux associations étudiantes d'exister légalement, elles devraient disposer également des moyens pour s'assurer de la tenue de votes démocratiques, croit-il.

« Pour nous, si rien n'est fait, ce qui est arrivé risque d'arriver à nouveau et arrivera. Il y aura des circonstances, un concours de situation, qui fera en sorte que, si le si paysage juridique n'est pas clarifié, les nuages vont demeurer et on aura, contrairement aux salariés qui, dans un contexte de grève ou de lock-out, ont des droits très bien définis dans la loi, nous aurons encore des problématiques ou des étudiants s'adresseront aux tribunaux pour régler ce qui devrait être réglé par loi », a-t-il dit.

Les commissaires ont ensuite entendu le professeur d'histoire et président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep, Mario Beauchemin.

Dans son mémoire de maîtrise, M. Beauchemin s'était penché sur les mouvements étudiants et les grèves dans l'histoire du Québec. Selon lui, des dix grèves étudiantes importantes depuis 1958, celle de 2012 était la seule où l'on assistait à la fois à la contestation de la légitimité du mouvement étudiant et à la contestation de la légitimité des résultats de votes pris en assemblée.

M. Beauchemin a lui aussi critiqué les injonctions des tribunaux forçant la tenue de cours dans les cégeps, qui ont semé la confusion, selon lui. Il demande un meilleur encadrement du droit de grève des étudiants.

Le chef du SPVM, Marc Parent, doit venir témoigner en après-midi.

Mardi, ce sont des spécialistes de l'enseignement prodigué aux futurs policiers qui ont défilé devant la Commission.

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