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Un nouvel appui pour la charte des valeurs

24/09/2013 11:30 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST

Un nouvel organisme pro-laïcité se prononce en faveur du projet de charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement québécois.

Le Rassemblement pour la laïcité réunit une quinzaine d'organismes et plus de 60 personnalités, dont l'ex-juge à la Cour suprême Claire L'Heureux-Dubé, l'ancienne ministre Louise Beaudoin, l'ex-présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Gyslaine Desrosiers, la comédienne et humoriste Nabila Ben Youssef et le cinéaste Bernard Émond.

Au cours d'une conférence de presse, mardi, à Montréal, l'initiateur du projet, le militant pro-laïcité Daniel Baril, a rendu publiques les raisons de leur appui au projet du gouvernement en compagnie, notamment, du sociologue Guy Rocher et de l'ex-présidente de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ) Martine Desjardins.

Daniel Baril a expliqué que la sortie du Rassemblement vise avant tout à donner de la visibilité aux partisans de la charte, « dans un contexte médiatique où la parole semble être donnée aux opposants de la laïcité ». Il a tenu à souligner la présence au sein du rassemblement de groupes et de personnalités issus de différents horizons, tels que l'Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité, l'Institut québécois du judaïsme laïque et LGBT pour la laïcité.

Le Rassemblement appuie les trois principaux éléments du projet de charte des valeurs, soit l'inscription de la laïcité dans la Charte des droits et libertés de la personne, la mise en place de balises pour les accommodements et l'interdiction du port de signes religieux par les employés de l'État. Par contre, les militants critiquent le concept du droit de retrait et proposent d'opter plutôt pour une période de transition.

Ils estiment également que, « par souci de cohérence », le crucifix devrait être déplacé de l'Assemblée nationale.

Rapportant avoir entendu ces derniers temps « des commentaires dégoulinants d'humanisme et de bienveillance à l'endroit du port du voile islamique », l'enseignante d'origine algérienne Leila Bensalem a insisté sur l'importance de réaffirmer l'égalité homme femme et sur le danger de banaliser les signes religieux.

Pour sa part, l'ex-présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a lancé un plaidoyer pour la charte, signalant qu'elle représentait un « juste milieu ».

Selon elle, il est important d'agir tout de suite et de « prendre le taureau par les cornes » avant que la situation n'empire.

Dimanche dernier, à Montréal, des centaines de personnes ont marché de la Place Émilie-Gamelin jusqu'à la Place du Canada en appui au projet de charte.

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