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L'Impact gagne 2-0 contre le CD Heredia mais est éliminé en Ligue des champions

24/09/2013 10:08 EDT | Actualisé 24/11/2013 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - Marco Schällibaum voulait que ses joueurs amorcent le match en lions et c'est ce qu'ils ont fait. Mais même si l'Impact a souvent montré les dents, il ne l'a pas fait assez souvent, mardi au stade Saputo, et sa trop courte victoire de 2-0 contre le CD Heredia a mené à son élimination de la Ligue des champions de la CONCACAF.

Daniele Paponi (4e minute), au moyen d'une volée décochée dès la première incursion de l'Impact dans le tiers offensif, et Andrew Wenger (54e), lors d'une échappée provoquée par une passe en profondeur de la recrue Maxim Tissot, ont donné deux raisons à la foule de 13 703 spectateurs d'espérer. Mais il aurait fallu un minimum de quatre autres buts pour que l'Impact reste en vie.

Le onze montréalais a amorcé la rencontre avec une majorité de réservistes et de jeunes, alors que Hassoun Camara et Felipe, en plus de Collen Warner si on veut être généreux, étaient les seuls sur le terrain qui font partie du onze-type des derniers temps. Cette formation a répondu en multipliant les occasions de but, puis Schällibaum a envoyé Marco Di Vaio sur le terrain à la 57e, ce qui a permis au onze montréalais d'y aller d'un baroud d'honneur.

«On s'est fait éliminer alors qu'on voulait aller plus loin, mais au moins on a fini en beauté», a noté Schällibaum, qui s'est dit d'avis que ce n'est pas en raison de ce match contre les joueurs guatémaltèques que le parcours de l'Impact en Ligue des champions s'est terminé aussi tôt, mais plutôt à cause du revers de 3-0 subi à San Jose, le 17 septembre.

«Si la défaite avait été de 1-0 ou 2-0, déjà on aurait été mieux placés», a souligné le vétéran entraîneur suisse, qui s'est quand même dit fier de la prestation des siens, fournie dans un contexte où les chances de survie étaient minces.

«On avait dit qu'on prendrait ça au sérieux et on a fait notre devoir. J'ai vu une équipe très combative, qui avait de la volonté. Avec un peu plus de chance, on aurait pu en marquer cinq ou six, a fait remarquer Schällibaum. L'important, c'est qu'on a vu des joueurs affamés, qui avaient la volonté d'aller en avant et de se battre pour la fierté, pour le club, avec beaucoup de caractère.»

Malgré l'effort des joueurs montréalais, le billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions sera disputé entre le CD Heredia et les Earthquakes de San Jose, à l'occasion du match du 23 octobre qui sera disputé en Californie. Ce sera le dernier affrontement dans le groupe 5.

L'Impact, de son côté, pourra maintenant se concentrer exclusivement sur sa quête pour une première qualification à vie en séries éliminatoires de la MLS. Il se rendra à Chicago en vue d'un affrontement contre le Fire, samedi soir.

C'est peut-être à ce niveau, d'ailleurs, que la performance de mardi pourrait avoir des retombées bénéfiques. Des joueurs comme Paponi et Wenger ont gagné en confiance face au club guatémaltèque et, selon Schällibaum, cela pourrait rapporter des dividendes dans le dernier droit.

«Paponi s'est donné à 100 à l'heure et c'est bien pour sa confiance qu'il ait marqué, et Wenger a été héroïque, car il a beaucoup gardé le contrôle du ballon en plus de marquer. C'est un match qui a permis de donner de la confiance à certains joueurs en vue de nos six derniers matchs (en saison régulière en MLS), pour arriver à notre but principal», a dit l'entraîneur en faisant allusion aux séries.

Le raisonnement s'applique surtout dans le cas de Wenger, qui était visiblement affecté par sa léthargie. Le premier choix au repêchage de l'Impact en 2012 n'avait pas marqué dans un match de premier plan depuis le 25 mai, contre l'Union de Philadelphie.

«Je peux finalement arrêter d'y penser, a d'ailleurs reconnu Wenger. Ce soir, j'ai laissé mes instincts me guider et finalement, j'ai marqué. En espérant que ça arrivera un peu plus souvent, et qu'on me laissera respirer pendant une semaine ou deux.

«C'est décevant de ne pas avoir réussi (à rester en vie), mais c'est une performance sur laquelle nous pouvons bâtir», a par ailleurs dit Wenger de la performance de l'équipe dans son ensemble.

«Le match de ce soir confirme ce que j'ai comme joueurs derrière (le onze de base), a ajouté Schällibaum, en faisant aussi allusion aux prestations rassurantes des jeunes Tissot, Karl Ouimette et Wandrille Lefèvre au sein d'un quatuor défensif mené par Camara. Nous avons un parcours difficile qui nous attend, mais je n'aurai aucune hésitation à changer de joueurs au besoin. Je sais que peu importe qui joue, la qualité sera là.»