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Des manifestants interpellent Harper pour faire libérer des Canadiens emprisonnés en Égypte 

24/09/2013 03:46 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

Le premier ministre Stephen Harper doit décrocher le téléphone pour exiger directement auprès du président intérimaire égyptien la libération du cinéaste John Greyson et du médecin Tarek Loubani, ont plaidé mardi des manifestants réunis à Montréal.

Les deux Canadiens étaient en route vers la bande de Gaza lorsqu'ils ont été arrêtés par les forces policières égyptiennes. M. Loubani allait y former des médecins et le cinéaste John Greyson l'accompagnait. Mais, comme l'explique le dramaturge Michel Marc Bouchard, ami de M. Greyson, ils n'ont pas pu franchir la frontière « parce qu'il y avait la répression contre les Frères musulmans qui s'opposaient au renversement du président Morsi. Ils ont été pris parmi d'autres, et incarcérés », explique-t-il en entrevue à 24/60.

Ils sont emprisonnés au Caire depuis le 16 août dernier. Et selon une nouvelle législation du gouvernement, les deux hommes pourraient rester emprisonnés pendant deux ans sans qu'aucune accusation formelle ne soit déposée contre eux, dit Michel Marc Bouchard.

Selon un porte-parole des familles des deux Canadiens, Justin Podur, il est temps qu'Ottawa agisse de façon plus vigoureuse dans ce dossier.

Devant quelques dizaines de personnes qui s'étaient rassemblées devant les bureaux du consulat d'Égypte, M. Podur a lancé que seules les pressions politiques pourraient mener à la libération du cinéaste et du médecin.

Les deux hommes ont entamé une grève de la faim il y a quelques jours.

Le consulat d'Égypte a refusé de recevoir la pétition du groupe de manifestants, mardi. Mais Michel Marc Bouchard ne perd pas espoir. « Je pense qu'il y a un flou. C'est quand même un pays qui est dans un certain chaos. [...] Tout ce qu'on essaie de leur dire c'est qu'il y a deux personnes, là, qui sont nos frères, et il faut les sortir de là », dit-il.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a assuré mardi qu'il avait discuté de la situation avec son homologue égyptien Nabil Fahmy la semaine dernière.

Il a dit espérer avoir l'occasion de croiser M. Fahmy et de revenir sur le sujet cette semaine, quand les deux hommes se trouveront au siège des Nations unies, à New York.

« Selon nous, c'est inacceptable pour le gouvernement de l'Égypte de garder ces deux Canadiens [sur qui ne pèse aucune] accusation spécifique, et on va continuer à travailler très fort dans ce dossier », a assuré M. Baird en marge d'une allocution livrée au siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à Montréal.

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