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Une motion pour l'indépendance du Conseil du statut de la femme

23/09/2013 02:41 EDT | Actualisé 22/11/2013 05:12 EST

La porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de culture, Christine St-Pierre, a annoncé lundi le dépôt prochain d'une motion à l'Assemblée nationale visant à réaffirmer l'indépendance du Conseil du statut de la femme.

Cette motion, qui sera déposée mardi et débattue mercredi, survient dans la foulée d'une sortie de la présidente du Conseil, Julie Miville-Dechêne, qui a dénoncé des pressions politiques du gouvernement dans le dossier de la Charte des valeurs québécoises, par la nomination récente de quatre membres qui seraient favorables à ce projet.

Selon Mme St-Pierre, le gouvernement péquiste a « noyauté » le Conseil du statut de la femme avec des « nominations idéologiques ».

Le texte exact de la motion ne sera rendu public que mardi. Mme St-Pierre a indiqué qu'une lettre serait envoyée à toutes les députées de l'Assemblée nationale et à la première ministre. « Nous voulons que toutes les députées, quel que soit leur parti, comprennent l'importance du Conseil du statut de la femme et comprennent l'importance de l'indépendance de cette institution. »

La Coalition avenir Québec n'a pas été sollicitée en amont, a indiqué Mme St-Pierre, mais elle s'est dite convaincue que le parti de François Legault partage ses préoccupations.

Une trop grande proximité?

En conférence de presse, Christine St-Pierre a été questionnée sur la relation qu'elle entretenait avec Julie Miville-Dechêne, son ancienne collègue à Radio-Canada. Rappelons que c'est Mme St-Pierre qui a proposé sa nomination à la tête du Conseil du statut de la femme.

La députée a reconnu avoir eu un court échange par messages textes avec la présidente du Conseil, vendredi. Elle lui a envoyé un message dans lequel elle lui demandait si elle pouvait lui parler. « [Julie Miville-Dechêne] a répondu que non, que ce n'était pas le moment, et qu'elle était inquiète pour la suite des choses », a rapporté Mme St-Pierre.

La présidente du Conseil n'a pas à s'inquiéter, dit Marois

La première ministre Pauline Marois s'est faite rassurante pour l'avenir de Julie Miville-Dechêne, lundi. « Ses jours ne sont pas comptés », a-t-elle affirmé, commentant l'affaire pour la première fois. « Elle restera à la tête du Conseil du statut de la femme jusqu'à ce que son mandat expire. »

La ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a nié toute ingérence dans les activités du Conseil, tandis que l'une des femmes nouvellement nommées, l'avocate Julie Latour, a défendu son objectivité et sa rigueur.

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