NOUVELLES

Terrorisme: Harper ne croit pas à un phénomène de radicalisation au Canada

23/09/2013 01:05 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST
AP
Canadian Prime Minister Stephen Harper speaks at a joint press conference with German Chancellor Angela Merkel on Parliament Hill in Ottawa, Canada, Thursday, Aug. 16, 2012. (AP Photo/The Canadian Press,Patrick Doyle)

OTTAWA - Stephen Harper ne croit pas qu'un «phénomène de radicalisation» de masse s'opère au Canada et il demeure prudent devant les rumeurs voulant qu'un Canadien puisse être impliqué dans l'attaque terroriste au Kenya.

Au moins deux Canadiens font partie des 62 victimes comptabilisées jusqu'à présent dans l'attaque menée par le groupe islamiste radical Al-Shabab depuis samedi. Plus de 175 personnes pourraient être blessées.

En point de presse lundi à Ottawa, le premier ministre n'a pas voulu développer sur la possibilité que des citoyens canadiens puissent faire partie des assaillants. Il a toutefois assuré qu'il ne croyait pas en une radicalisation de certains segments de la population au Canada.

«Est-ce qu'il y a un phénomène de radicalisation ici qui est majeur? Je pense que non, mais évidemment, toujours, nos agences de sécurité voient avec beaucoup d'attention des cas individuels et travaillent en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux», a noté M. Harper dans un point de presse conjoint avec le premier ministre italien Enrico Letta.

Le chef conservateur a indiqué que le Canada et ses alliés examinaient la situation de près, tout en offrant ses condoléances aux familles, amis et collègues des victimes.

«C'est une attaque terroriste lâche, et nous travaillerons avec le Kenya et la communauté internationale pour tenir coupables ceux qui sont responsables pour ces actes», a-t-il souligné.

La diplomate d'Ottawa Annemarie Desloges, âgée de 29 ans, et l'homme d'affaires de Vancouver Naguib Damji sont les deux victimes canadiennes dont l'identité à été confirmée.

M. Harper a également insisté sur le fait que le gouvernement conservateur avait adopté une législation fournissant de «nouveaux outils» pour combattre le terrorisme.

«Nous sommes le gouvernement qui a inscrit le groupe Al-Shabab sur la liste des entités terroristes. C'est aussi notre gouvernement qui a promulgué une loi pour interdire de voyager à l'extérieur pour l'entraînement terroriste», a-t-il rappelé.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les mouvements islamistes en Afrique