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Richard Bergeron défend farouchement Montréal par rapport aux banlieues

23/09/2013 01:50 EDT | Actualisé 22/11/2013 05:12 EST

En entrevue à l'émission C'est pas trop tôt sur ICI Radio-Canada Première, lundi matin, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a vigoureusement défendu Montréal par rapport aux banlieues de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.

Questionné par Marie-France Bazzo qui lui demandait s'il avait une vision de développement du Grand Montréal qui intégrait les banlieues, il a répondu que les banlieues avaient déjà quelqu'un pour les défendre.

« Les banlieues, c'est 60 municipalités entourant l'Île de Montréal. Il y a 60 maires et mairesses pour défendre leurs intérêts. Par ailleurs, les banlieues ne votent pas pour le maire de Montréal. Ce sont les Montréalais qui votent pour le maire de Montréal », a-t-il dit.

M. Bergeron n'a pas fait dans la dentelle pour préciser que ses intérêts allaient d'abord pour Montréal et qu'il ne gardait pas nécessairement de bons souvenirs du comportement de certaines « banlieues ».

« Ce sont des compétiteurs. Ils nous piquent quand même 22 000 habitants par année au net, grosso modo, 8000 familles des classes moyennes. J'ai de la misère à avoir cette conception un peu idyllique, éthérée de la grande région métropolitaine dans laquelle nous sommes frères et sœurs. Non moi je vais défendre les Montréalais qui vont voter pour moi. Mais ce sera toujours d'abord l'intérêt des Montréalais. (...) Elles [les banlieues] sont très bien défendues d'ailleurs. On se souviendra de l'opiniâtreté d'un certain Gilles Vaillancourt qui a tout eu pour Laval, le pont de la 25, le métro, le dézonage agricole et tout ça en concurrence avec Montréal. Tout ça pendant qu'on dézonait Laval pour attirer les Montréalais. Alors ils sont bien défendus les banlieusards », a conclu M. Bergeron.

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