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Tim Hudak échappe à la tenue d'un vote de confiance

21/09/2013 05:54 EDT | Actualisé 21/11/2013 05:12 EST

Le chef conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, l'a échappé belle alors que des délégués au congrès du parti, à London en Ontario, ont rejeté une motion qui aurait pu mener à un autre vote de confiance.

M. Hudak est la cible des critiques d'un petit groupe de mécontents qui réclament un autre vote de confiance, bien qu'il ait remporté un nouveau mandat haut la main après avoir perdu les élections de 2011.

Les règles du parti stipulent qu'un vote de confiance ne peut se tenir qu'après une défaite électorale. Le groupe voulait donc amender la constitution pour qu'un vote puisse se faire à n'importe quel moment.

Plus tôt, M. Hudak a dû répondre à quelques questions corsées, notamment pourquoi sa position dans les sondages ne s'était pas améliorée après quatre ans à la direction du parti. Il a répondu en prédisant que les électeurs allaient être réceptifs à la publication prochaine de sa « vision large » de l'Ontario.

Dans un discours devant plus de 900 participants au congrès, il a dit qu'il était maintenant temps de se rassembler, parce que des élections pourraient être imminentes.

Cible des critiques

M. Hudak est la cible des critiques depuis que les conservateurs de l'Ontario n'ont remporté qu'une circonscription sur cinq, celle d'Etobicoke-Lakeshore à Toronto, lors d'élections partielles, au mois d'août. Le NPD a mis la main sur London-Ouest et Windsor-Tescumeh et les libéraux ont conservé Scarborough-Guildwood et Ottawa-Sud.

Bien que le parti ait enfin connu une première victoire à Toronto depuis plus de dix ans, ses défaites dans d'autres circonscriptions, dont le bastion conservateur depuis 13 ans Kitchener-Waterloo, il y a un an, a représenté la fin de la patience de certains membres.

M. Hudak n'est pas au bout de ses peines, ayant à gérer deux controverses impliquant deux de ses députés. Il a retiré à Peter Shurman ses fonctions de porte-parole en matière de finances après qu'il eut refusé de rembourser une allocation de logement, et rétrogradé Randy Hillier après qu'un courriel dans lequel il critiquait l'appui au parti eut filtré dans les médias.

La Presse Canadienne

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