POLITIQUE

Charte des valeurs : un colloque pour les partisans du projet

21/09/2013 05:21 EDT | Actualisé 21/11/2013 05:12 EST
Agence QMI

Un groupe de jeunes souverainistes qui appuie la Charte des valeurs québécoises a organisé un colloque samedi pour discuter du projet du gouvernement péquiste.

La conférence, qui se déroule à l'Université du Québec à Montréal, réunie notamment l'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, le politicologue Christian Dufour et le sociologue et chroniqueur Mathieu Bock-Côté. Deux-cent participants ont répondu présents.

Le groupe souverainiste Génération nationale, qui organise l'évènement intitulé Une charte pour la nation, a déjà affirmé qu'il soutient le gouvernement dans son désir de lancer le débat sur la laïcité au Québec et croit que la discussion qui se tient sur la question doit permettre de placer la charte dans le contexte particulier du Québec, une « minorité » au Canada.

Le groupe croit qu'il est « impossible de séparer la laïcité de l'enjeu identitaire » et a organisé le colloque afin de discuter de cette facette du débat.

Les signes religieux en question

L'interdiction pour les employés de l'État de porter des signes religieux ostentatoires s'est retrouvée au centre des discussions.

Les participants, majoritairement favorables au projet, sont conscients que la question polarise les Québécois, mais croient qu'il faut aller de l'avant dans ce débat. C'est à cet endroit que certains ont dit voir la possibilité de modifier la Charte des valeurs québécoises.

« Les signes ostentatoires sont au centre, mais c'est peut-être là qu'il est le plus facile de faire des ajustements », note Bernard Landry. « Avoir un uniforme de police, c'est une autorité différente que de travailler dans une garderie. »

La charte des valeurs, un débat de société

Oui au débat

L'auteure et partisane de la laïcité Djemila Benhabib convient que la charte n'est pas parfaite, mais croit qu'elle pose les bonnes questions.

« J'en entends encore s'interroger à savoir s'il y a des problèmes », dit-elle. « Mais évidemment qu'il y a des problèmes. Il y a des problèmes partout dans nos institutions. »

« Il y a un certain nombre de balises qu'il faut établir parce que ça met en danger le vivre ensemble, ça met en danger un certain nombre d'acquis de notre société », croit-elle.

Avec un reportage d'Anne-Louise Despatie

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