POLITIQUE

Amnistie internationale juge que la charte limitera les libertés fondamentales

21/09/2013 12:22 EDT | Actualisé 21/11/2013 05:12 EST
Agence QMI

MONTRÉAL - Amnistie internationale dénonce le projet de charte des valeurs québécoises présenté par le gouvernement Marois.

Selon le groupe de défense des droits humains, le projet du ministre Bernard Drainville limite les droits fondamentaux de la liberté d’expression et de la liberté de religion de tous. Il a ajouté que ce projet ne respectait pas les chartes canadienne et québécoise des droits et des libertés ainsi que des traités internationaux dont le Canada est signataire.

Dans son projet visant à établir la neutralité religieuse de l'État québécois, le gouvernement envisage d'interdire le port de signes religieux ostentatoires, comme le hijab.

Par voie de communiqué, Amnistie internationale Canada francophone questionne les moyens proposés par M. Drainville pour atteindre un des objectifs de la charte, la promotion de l'égalité entre les sexes. Il estime que le projet de charte pourrait obliger certaines femmes à quitter leur emploi.

Le groupe a déclaré que «pour les personnes, et en particulier les femmes, qui subiraient une coercition pour porter un signe religieux, leur interdire de le porter ne corrige pas la situation». Il a soutenu que «ceux qui exercent la coercition restent impunis, et celles qui la subissent sont punies plusieurs fois : perte d’emploi et donc atteinte au droit au travail, risque d’isolement et de stigmatisation.»

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