POLITIQUE

Les pancartes électorales envahissent le Québec

20/09/2013 04:48 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

La campagne électorale municipale de 2013 étant officiellement déclenchée au Québec, plusieurs candidats aux postes de maires et de conseillers ont commencé à installer leurs pancartes dans les rues des 1103 municipalités et des 13 municipalités régionales de comté (MRC) où les Québécois iront voter dans six semaines.

Les élections se dérouleront le dimanche 3 novembre de 10 h à 20 h. Il sera également possible de voter par anticipation le 27 octobre de 12 h à 20 h.

Selon la Loi électorale, un employeur doit accorder aux salariés un congé d'au moins quatre heures consécutives pour aller voter durant les heures du scrutin, sans tenir compte du temps normalement accordé pour les repas.

D'autres mesures spéciales sont prévues pour faciliter l'exercice du droit de vote. À Montréal, par exemple, il sera possible de voter au bureau d'élection situé en arrondissement les 25, 28, 29 et 30 octobre.

Début du dépôt des candidatures

C'est également aujourd'hui que le Directeur général des élections du Québec (DGE) commencera à recevoir officiellement les candidatures, et ce, jusqu'au 4 octobre prochain.

Un bilan produit par le DGE au 31 août dernier révélait que deux fois plus de partis politiques municipaux avaient demandé à être autorisés cette année que pour les huit premiers mois de 2009, la dernière année où des élections générales municipales ont eu lieu au Québec, soit 74 contre 37.

Depuis le 21 juin, les dons aux candidats sont limités à 300 $ par électeur. Les candidats peuvent toutefois contribuer pour un montant additionnel de 700 $ à leur propre campagne.

Pour compenser, le taux de remboursement des dépenses électorales admissibles est passé ce jour-là de 50 % à 70 % pour les candidats qui auront obtenu au moins 15 % des votes.

Des courses excitantes

Il sera bien sûr particulièrement intéressant de suivre les campagnes électorales qui vont se dérouler dans les municipalités ayant été éclaboussées par des allégations de corruption et de collusion, notamment dans le cadre de la commission Charbonneau.

À Montréal, la plus importante ville du Québec, plusieurs candidats sont dans la course pour succéder à Laurent Blanchard, le maire par intérim qui a remplacé Michael Applebaum, arrêté par l'Unité permanente anticorruption quelques mois après avoir pris la relève de Gérald Tremblay. Les partis de Denis Coderre (Équipe Denis Coderre), Marcel Côté (Coalition Montréal) et Richard Bergeron (Projet Montréal) partent avec une longueur d'avance, mais d'autres candidats et leurs équipes respectives, comme Mélanie Joly (Groupe Mélanie Joly) et Michel Brûlé (Intégrité Montréal) réussissent à faire parler d'eux comme ils le peuvent.

La campagne sera aussi relevée, sinon plus, à Laval, où le parti PRO des Lavallois s'est sabordé après le départ de l'ex-maire Gilles Vaillancourt et de son successeur, Alexandre Duplessis. À l'heure actuelle, personne ne peut dire qui de Robert Bordeleau (Parti au service du citoyen), Marc Demers (Mouvement lavallois), Jean-Claude Gobé (Action Laval) ou un autre candidat sera le prochain maire de Laval. La Ville demeurera néanmoins sous tutelle après le 3 novembre pour assurer la transition.

À Québec, le maire Régis Labeaume continue de jouir d'une immense popularité, mais le nouveau parti Démocratie Québec pourrait venir lui jouer des tours.

Faute d'opposition, la mairesse sortante de Longueuil, Caroline St-Hilaire, pourrait être réélue par acclamation.

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