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Le Barreau en faveur d'un encadrement des soins de fin de vie

20/09/2013 12:45 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

Après les associations de médecins, c'est au tour du Barreau du Québec d'appuyer le projet de loi 52 qui encadre les soins de fin de vie, notamment l'aide médicale à mourir.

La bâtonnière du Québec, Johanne Brodeur, était appelée jeudi à témoigner en commission parlementaire. Si elle appuie le projet de loi dans son ensemble, elle souhaite toutefois étendre son application aux personnes inaptes et atteintes de maladies comme un cancer du cerveau, à condition qu'elles en fassent la demande par anticipation, lorsqu'elles sont encore lucides.

« Lorsque j'arrive à la toute fin de ma vie et qu'un médecin considère que je rencontre les quatre critères déjà inscrits dans la loi, que je suis vraiment en phase terminale, qu'il n'y a aucune issue, que je suis ne souffrance, que j'ai été apte et majeur et que j'ai exprimé mon consentement, je crois qu'à ce moment-là, l'aide à mourir pourrait être donné à ce type de personne », a déclaré Mme Brodeur devant les membres de commission.

Par ailleurs, l'Asssemblée des évêques catholiques du Québec a aussi témoigné en commission parlementaire.

Les évêques s'opposent à l'aide médicale à mourir, qui pour eux est synonyme de tuer quelqu'un. Les évêques favorisent plutôt un meilleur accès aux soins palliatifs.

La ministre responsable du dossier Mourir dans la dignité, Véronique Hivon, a déposé son projet de loi sur les soins de fin de vie à l'Assemblée nationale en juin dernier.

L'aide médicale à mourir constituerait une première au Canada puisqu'elle n'est offerte nulle part ailleurs au pays.

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