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Le régime syrien demanderait un cessez-le-feu lors d'un éventuel sommet international

19/09/2013 06:20 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

Le régime de Bachar Al-Assad lancerait un appel à un cessez-le-feu dans le cadre d'une nouvelle conférence internationale baptisée Genève 2. C'est ce qu'a affirmé le vice-premier ministre syrien, Qadri Jamil, dans une entrevue au journal britannique The Guardian, publiée jeudi.

Selon lui, le conflit entre le régime syrien et les rebelles, qui a fait plus de 100 000 morts ces deux dernières années, a abouti à « une impasse » et aucun des deux camps n'a les moyens de l'emporter.

Qadri Jamil, qui est responsable des finances du pays, a également indiqué que l'économie syrienne avait grandement souffert de cette guerre. Il évalue les pertes à 100 milliards de dollars, soit l'équivalent de deux années de production régulière.

Si un cessez-le-feu était accepté par l'opposition syrienne, il devrait être maintenu sous la supervision des Nations unies, a ajouté M. Jamil.

Les rebelles ont refusé à plusieurs reprises de participer à une rencontre internationale, à moins qu'Al-Assad accepte tout d'abord de démissionner. C'est d'ailleurs ce qu'a répété le Conseil national syrien au Guardian. Pour ce groupe de l'opposition, il s'agit d'une condition non négociable.

Moscou et Washington ne s'entendent pas à savoir qui devrait représenter l'opposition à une éventuelle rencontre internationale. Pour les États-Unis, seul le Conseil national syrien, soutenu par l'Occident, devrait y avoir une voix. La Russie souhaiterait que trois groupes de l'opposition y soient.

Poutine optimiste

Pour ce qui est de l'entente russo-américaine sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, le président russe, Vladimir Poutine, a indiqué vendredi qu'il ne pouvait pas certifier qu'Al-Assad la respecterait, mais il a affirmé que « tous les signes » suggèrent qu'il est sérieux.

« Serons-nous en mesure d'accomplir tout cela? Je ne peux pas être certain à 100 %. Mais tout ce que nous avons vu jusqu'ici, nous donne confiance que cela va arriver. Je l'espère », a -t-il dit.

Kerry fait pression

Par ailleurs, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution pour contraindre la Syrie à respecter un plan de démantèlement de son arsenal chimique dès « la semaine prochaine » et « dans les termes les plus fermes ».

De leur côté, les membres de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) doivent se réunir dimanche pour déterminer comment accélérer le processus vers ce démantèlement. Selon un porte-parole, il sera question de l'accord conclu entre Washington et Moscou en vertu duquel les inspecteurs de l'OIAC doivent procéder à une première évaluation sur le terrain d'ici novembre. Toutes les armes chimiques devront être éliminées d'ici juin 2014, toujours selon l'entente.

Avec The Guardian

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