NOUVELLES

Le chômage médical inquiète la Fédération des médecins résidents

19/09/2013 09:33 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

Des médecins spécialisés qui, après dix ans d'études, ne trouvent pas d'emplois qui leur conviennent, cela existe et il faut s'en préoccuper. C'est le message que le président de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), Dr Grégoire Bernèche, a lancé jeudi, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première.

Sur la twittosphère, son confrère et président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Dr Gaétan Barrette, a semblé remettre en question l'existence de ce problème, disant être prêt à en débattre.

Mais Dr Bernèche persiste : il n'y a pas de grave problème de chômage médical pour le moment, mais il y a des cas, notamment en chirurgie cardiaque. La FMRQ, qui représente les résidents et non ceux qui ont déjà des emplois, comme la fédération que préside le docteur Barrette, a récemment vu quelques-uns de ses membres s'exiler aux États-Unis, a souligné le Dr Bernèche à l'émission Le 15-18.

Et puisque les études en médecines spécialisées durent entre 7 et 10 ans, il faut prévoir le coup, dit-il.

Selon lui, la moitié des spécialités en médecine sont touchées, ou le seront bientôt, par un problème de saturation. Les trois spécialités où le problème est le plus criant sont la cardiologie, l'anesthésiologie et l'orthopédie.

Pour Dr Bernèche, il y a trois solutions, dont une plus radicale : soit on augmente les ressources dans le système de santé (équipes d'infirmières spécialisées, blocs opératoires, etc.) pour permettre aux médecins d'exercer, soit on diminue le nombre d'admissions en médecine spécialisées pour augmenter celui en médecine familiale, où il y a pénurie. Ou encore, les facultés de médecine ferment un peu leurs portes.

Le ministère de la Santé révise actuellement son plan quinquennal d'effectifs médicaux, qui se termine en 2015.

PLUS:rc