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Aux États-Unis, le «J'aime» sur Facebook est protégé par le 1er amendement

19/09/2013 06:42 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST
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Presser le bouton "J'aime" (aussi appelé "like") sur Facebook fait partie du droit à la liberté d'expression protégé par la Constitution américaine, a estimé mercredi une cour d'appel fédérale.

La cour basée à Richmond, en Virginie, se prononçait dans l'affaire d'un employé des services du shérif de cet Etat de l'est des Etats-Unis, qui disait avoir été licencié pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression, en l'occurrence en "aimant" la page Facebook d'un opposant politique de son patron.

"Son acte peut être assimilé à un moyen d'expression", a indiqué la cour dans sa décision de plus de 80 pages, qui renvoie l'affaire à un tribunal inférieur pour examiner à nouveau ces questions.

"L'équivalent d'une pancarte que l'on mettrait dans son jardin"

"En somme, 'aimer' la page (Facebook) d'un candidat politique signifie que l'on approuve ce candidat et que l'on soutient sa campagne en associant son nom à ce dernier. De cette façon, il s'agit de l'équivalent sur internet d'une pancarte politique que l'on mettrait dans son jardin, ce que la Cour suprême a clairement défini comme un moyen d'expression", poursuit le texte.

Le puissant syndicat américain des libertés civiles ACLU, ainsi que Facebook, se sont félicités de cette décision. L'ACLU a notamment estimé "qu'aimer" un contenu sur Facebook "exprime un message clair — reconnu par des millions d'utilisateurs de Facebook tout comme des non-utilisateurs — et constitue un moyen d'expression net et symbolique qui justifie une protection constitutionnelle".

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