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Deux militants canadiens arrêtés par les Russes dans l'Arctique

19/09/2013 03:13 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST

Greenpeace rapporte que deux Canadiens, dont un Montréalais, ont été arrêtés par la Garde côtière russe alors qu'ils se trouvaient à bord d'un navire dans l'Arctique.

Selon le groupe environnemental, un hélicoptère de la Garde côtière russe s'est posé sur le pont du Arctic Sunrise, qui se trouve dans la région pour protester contre les forages dans l'Arctique. Des officiers armés en sont sortis et ont procédé à l'arrestation des membres de l'équipage, qui sont au nombre d'environ 25, a indiqué jeudi le responsable des communications de Greenpeace, Diego Creimer.

« Après être descendus de l'hélicoptère à l'aide de cordes, les officiers auraient rassemblé l'équipage sur le pont, auraient mis les gens à genoux et pointé des armes à feu en leur direction », a affirmé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie et Arctique chez Greenpeace.

L'organisation non gouvernementale soutient que la Garde côtière russe a procédé à un abordage « illégal », puisque le vaisseau se trouvait en eaux internationales au moment où les autorités sont intervenues. Greenpeace accuse également la Garde côtière russe de se comporter comme le valet de Moscou. « De toute évidence, elle veut protéger Gazprom, qui est la compagnie pétrolière qui appartient en partie au gouvernement russe », a dénoncé M. Bonin en entrevue avec La Presse Canadienne.

Pour des raisons légales, Greenpeace ne peut, pour l'heure, dévoiler l'identité du Montréalais, un membre d'équipage âgé dans la fin trentaine.

L'autre Canadien qui a été appréhendé par les autorités russes est originaire de Port Colborne, en Ontario. Il s'agit de Paul Ruzycki. Certains des membres de l'équipage ont trouvé refuge dans la salle des télécommunications, d'où ils ont été en mesure de témoigner des événements qui se sont déroulés sur le navire.

Greenpeace est en mission dans l'Arctique pour surveiller les activités de vaisseaux contractés par la société pétrolière Rosneft et son partenaire américain ExxonMobil, qui mènent des essais sismiques et des travaux géologiques dans la mer de Kara en préparation pour le forage en mer.

L'organisation estime que les tests sismiques peuvent mettre en danger l'habitat fragile des ours polaires, des baleines et autres animaux sauvages vivant dans cette zone.

La Presse Canadienne

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