POLITIQUE

Les évêques catholiques demandent des précisions sur la Charte des valeurs québécoises

19/09/2013 11:20 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

Dans un point de presse, jeudi matin, les évêques catholiques questionne la Charte des valeurs québécoises telle que présentée par le gouvernement Marois.

L'Assemblée des évêques catholiques du Québec tient sa réunion plénière d'automne au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières.

Le président de l'Assemblée, Mgr Pierre-André Fournier, a déclaré : « Il nous apparaît raisonnable de vouloir un état laïc. Toutefois, s'il est vrai que l'état est laïc, la société, elle, est pluraliste. »

Les évêques soutiennent que l'État doit protéger la liberté des citoyens de croire ou de ne pas croire. Cette interprétation de la liberté de religion inclut non seulement le fait de pouvoir se réunir avec d'autres personnes pour la prière ou le culte, mais aussi le droit de manifester sa croyance religieuse en public ou en privé. « Il s'agit d'un droit fondamental et non d'un privilège que l'État accorde à ses citoyens », a déclaré Mgr Pierre-André Fournier.

Les évêques catholiques du Québec s'attendent à ce que la laïcité et la neutralité de l'État soient mieux définies, pour éviter « toutes sortes d'interprétations. »

En entrevue sur les ondes de RDI, Mgr Pierre-André Fournier s'est dit inquiet de la hiérarchisation des valeurs dans la Charte. Il trouve aussi que « beaucoup d'enjeux se trouvent dans une seule et même proposition. »

Selon son porte-parole, l'Assemblée des évêques catholiques du Québec est en faveur des critères énoncés dans la Charte des valeurs québécoises quant aux accommodements qui touchent le domaine religieux. Ses membres croient toutefois que les signes religieux ne devraient être interdits que dans certains postes particuliers, désignés par le gouvernement.

L'évêque de Rimouski a précisé que l'Assemblée qu'il préside était en faveur d'une identité québécoise ouverte, notamment pour éviter la création de ghettos.

Les évêques contre le projet de loi 52

Le porte-parole de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec a également exposé la position du regroupement à l'égard du projet de loi sur les soins de fin de vie.

L'évêque de Rimouski, Mgr Pierre-André Fournier, a précisé que les évêques du Québec étaient contre le projet de loi. Ils estiment que les efforts du gouvernement du Québec devraient être orientés vers l'accessibilité des soins palliatifs à une plus grande proportion de la population.

Mgr Fournier a affirmé qu'« une véritable aide au mourant, c'est mettre l'accent non seulement sur les malades, mais aussi sur leurs proches, qui vivent une grande souffrance quand ils voient arriver la mort d'une personne aimée. »

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