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Paris, Londres et Washington veulent maintenir la pression sur Damas

16/09/2013 07:05 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

Le jour où le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, présente le rapport des enquêteurs sur l'attaque chimique qui a eu lieu en banlieue de Damas le 21 août dernier, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France parlent toujours d'obtenir du Conseil de sécurité des Nations unies une résolution « forte et contraignante ».

Cette résolution devra voir au respect de l'accord conclu par la Russie et les États-Unis sur le démantèlement de l'arsenal d'armes chimiques de la Syrie.

« Nous ne tolérerons qu'une conformité totale », a déclaré le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'un point de presse commun à Paris avec ses homologues français et britannique, Laurent Fabius et William Hague.

« Si le régime manque à ses devoirs [...], il y aura des conséquences. Si la diplomatie échoue, l'option militaire est toujours sur la table », a-t-il ajouté.

Réagissant à ces déclarations, le ministre syrien de l'Information, Omrane Al-Zohbi, a déclaré que celles-ci avaient « un parfum d'agression » et qu'elles étaient « une menace pour toute la région ».

« Nous acceptons le plan russe de nous débarrasser de nos armes chimiques. Nous avons en fait commencé à préparer notre liste. Nous ne perdons pas de temps », a-t-il assuré.

Par ailleurs, même si la Russie affirme qu'elle pourrait soutenir un recours à la force si la Syrie ne respectait pas l'accord, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a prévenu que Moscou vérifierait minutieusement toutes les informations qui pourraient accuser le gouvernement syrien.

M. Lavrov a d'ailleurs tenu à dire lundi que ce qui avait été déclaré à Paris traduisait un « manque de compréhension » de l'accord sur les armes chimiques syriennes conclu samedi à Genève. Le chef de la diplomatie russe a ainsi indiqué qu'il comptait sur les États-Unis pour s'en tenir à cet accord, ajoutant qu'agiter des menaces pouvait « faire échouer » le processus de paix.

En appui à la coalition syrienne

De son côté, Laurent Fabius a annoncé l'organisation, la semaine prochaine à New York, d'une « grande réunion internationale autour de la coalition nationale syrienne ».

« Nous devons faire comprendre au régime qu'il n'y a pas d'autres perspectives que la table de négociations. Nous savons que pour négocier une solution politique, il faut une opposition forte. Nous comptons donc également renforcer notre soutien à la Coalition nationale syrienne », a-t-il dit.

Mardi, Laurent Fabius se rendra à Moscou pour s'entretenir avec Sergueï Lavrov de toute la diplomatie entourant la question syrienne.

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