POLITIQUE

Le ministère de l'Environnement du Québec néglige certains plans d'urgence

16/09/2013 07:59 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST
CP

Depuis 2001, Québec néglige les exigences environnementales pour un grand nombre d'entreprises qui représentent un risque pour l'environnement.

Dans une note envoyée à ses fonctionnaires, dont Radio-Canada a obtenu une copie, le ministère de l'Environnement leur précisait de n'exiger ni plan d'urgence ni analyse de risque pour les entreprises non assujetties à une réglementation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ou à une réglementation spécifique.

« [...] le ministère ne doit pas exiger le dépôt d'un plan d'urgence ni d'une analyse de risque d'accidents technologiques comme condition d'obtention du certificat d'autorisation », explique la note du ministère envoyée à ses directions régionales.

Certaines entreprises de cette troisième catégorie représentent un risque pour l'environnement ou la sécurité publique. C'est notamment le cas pour l'entreprise Neptune Technologie de Sherbrooke où une explosion a fait trois morts en novembre dernier. Cette entreprise fait partie de la troisième catégorie pour laquelle aucun plan d'urgence ni analyse de risque n'est requis.

De plus, la note de service demande aux fonctionnaires d'exiger le minimum des entreprises soumises à des réglementations des deux premières catégories.

Le professeur de génie chimique à l'Université de Sherbrooke, Jean-Paul Lacoursière, déplore la situation. Il soutient que toutes les entreprises qui représentent un risque pour l'environnement doivent soumettre de tels plans en Europe. M. Lacoursière convient qu'un plan d'urgence ou une analyse de risque n'aurait peut-être pas permis de prévenir l'accident de Neptune Technologies, mais ils contribueraient certainement à éviter certains accidents.

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