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Summers se retire de la course à la présidence de la Fed

15/09/2013 07:06 EDT | Actualisé 15/11/2013 05:12 EST

Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et ex-conseiller économique de Barack Obama, a décidé de se retirer de la course à la présidence de la Réserve fédérale américaine, a annoncé dimanche le président américain.

« J'ai parlé à Larry Summers aujourd'hui et accepté sa décision de retirer sa candidature pour la présidence de la Réserve fédérale », a déclaré Barack Obama.

Lawrence Summers, qui a la réputation d'un brillant économiste et d'un politicien avisé, était considéré comme le favori pour la succession de Ben Bernanke, dont le second mandat à la tête de la Fed expire en janvier. Mais le nom de Summers a été matière à polémiques du fait de son soutien aux mesures de déréglementation dans les années 1990, mais aussi pour des propos qu'il a tenus sur les aptitudes des femmes alors qu'il était président de l'université de Harvard.

Avec le retrait de Summers, la grande favorite est désormais Janet Yellen, vice-présidente de la Fed.

Vingt sénateurs démocrates ont d'ores et déjà signé une lettre appelant Barack Obama à nommer Janet Yellen, qui, si elle était choisie par la Maison-Blanche, puis confirmée par le Congrès, deviendrait la première femme à accéder à la présidence de la Fed.

Le numéro deux des républicains du Sénat américain, John Cornyn, avait fait savoir jeudi qu'il voterait contre Lawrence Summers. De même, quatre démocrates siégeant à la commission bancaire du Sénat auraient sans doute voté contre lui s'il avait été le choix de Barack Obama.

« J'ai conclu, à contrecoeur, que tout processus de confirmation serait pour moi orageux et ne servirait pas les intérêts de la Réserve fédérale, de l'administration en place ou, au bout du compte, la reprise économique en cours », a dit Lawrence Summers dans une lettre à Barack Obama.

Les démocrates contrôlent 54 sièges sur 100 au Sénat, mais le successeur de Ben Bernanke devra rallier au moins 60 voix pour surmonter les obstacles de procédure - et donc convaincre une partie des élus républicains.

Reuters

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