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TIFF: le réalisateur de «The Double» croit qu'il sera sujet à interprétation

12/09/2013 10:55 EDT | Actualisé 12/11/2013 05:12 EST
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Richard Ayoade attends the BFI Film Festival Awards, at LSO St Luke's in East London.

TORONTO - Si, en regardant le film du cinéaste britannique Richard Ayoade «The Double», vous ressentez une expérience cinématographique enlevante et ouverte à l'interprétation, alors l'équipe du film aura atteint ses objectifs.

En portant au grand écran ce classique de l'auteur russe Fédor Dostoïevski, le réalisateur, qui a également été acteur avant de passer derrière la caméra, voulait laisser une impression d'incertitude chez les spectateurs.

Selon lui, un film ne devrait pas susciter une seule et même expérience chez les cinéphiles, puisque cela aurait le même effet qu'un «médicament», a-t-il expliqué lors d'une entrevue en marge de la projection de «The Double» au Festival international du film de Toronto (TIFF).

Richard Ayoade a poursuivi en expliquant qu'à son avis, les gens qui regardaient un film ne s'attardaient pas à des détails et ne recherchaient pas à éprouver quelque chose de spécifique.

«The Double», qui prendra l'affiche au Canada à l'hiver 2014, raconte l'histoire d'un homme effacé qui voit sa vie chamboulée par l'arrivée soudaine de son double, dont la personnalité séduisante est à mille lieux de lui.

Jesse Eisenberg, qui a notamment percé au grand écran grâce au film «Le réseau social», interprète à la fois le personnage de Simon et son double, James. Il partage la vedette avec l'actrice australienne Mia Wasikowska — qui a joué dans «Alice au pays des merveilles», entre autres —, pour qui bat le coeur de Simon mais qui risque bien de tomber sous le charme de James.

Toute l'action du film est campée dans une atmosphère sombre et irréelle, montrant un monde qui n'a que peu de chances d'exister. Une telle ambiance a été créée pour laisser libre cours à l'interprétation du public, a expliqué Richard Ayoade, ajoutant qu'à son avis, il n'y avait rien de plus faux que le «réalisme».

Et c'est cette caractéristique surréelle qui a incité Mia Wasikowska à accepter le rôle.

«J'ai aimé le fait que ce soit à propos de la confusion identitaire et de la perception; comment nous sommes perçus et comment nous nous percevons nous-mêmes. Quand vous êtes en train d'essayer de trouver qui vous êtes comme personne, vous pouvez parfois avoir l'impression d'être deux personnes en même temps» a-t-elle mentionné.

Le TIFF se poursuit dans la Ville Reine jusqu'à dimanche.

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