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Martine Latulippe : de la littérature jeunesse aux nouvelles noires

12/09/2013 01:23 EDT | Actualisé 11/11/2013 05:12 EST

Surtout connue comme auteure jeunesse, Martine Latulippe a fait ses premiers pas en littérature adulte par la nouvelle. En 2012, elle est finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada pour son texte La maison blonde. Cet élément déclencheur marque son retour à ses premières amours : cet automne, elle publie Les faits divers n'existent pas (Druide), un recueil de nouvelles très noires. 

Vous êtes plutôt connue pour être une auteure jeunesse. Pourquoi ce virage vers la littérature adulte?
En fait, il s'agit plutôt d'un retour que d'un virage! Le tout premier livre que j'ai publié, il y a 17 
ans, était un roman grand public (Cami, éditions Arion, 1996). Ensuite, j'ai commencé à écrire des romans jeunesse, mais j'ai toujours continué, au fil des ans, à publier des nouvelles dans différentes revues. Le recueil Les faits divers n'existent pas regroupe beaucoup de ces nouvelles écrites les 20 dernières années, puisque 17 textes ont déjà été publiés. 

Qu'ont en commun ces nouvelles?
Elles traitent toutes d'existences qui basculent, de faits divers qu'on retrouve résumés en quelques lignes à peine dans les journaux et qui, pourtant, changent complètement la vie de plusieurs personnes : les victimes, les proches, les coupables... On lit distraitement ces faits divers en buvant notre café, souvent sans trop y penser. Pourtant, derrière chacun d'eux, il y a une histoire, des gens bouleversés, des existences changées. Chaque nouvelle tourne autour de ce qui sera vu de l'extérieur comme un fait divers, même si c'est, de l'intérieur, une catastrophe, petite ou grande.

La deuxième nouvelle du recueil, La maison blonde, a été finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada en 2012. Qu'est-ce que cela représente pour vous?
Considérant le nombre de textes reçus par le jury (plus de 800, si je me souviens bien!), cette distinction a été pour moi une source de fierté incroyable! J'ai aussi reçu, à la suite de la publication de La maison blonde sur le site de Radio-Canada et dans la revue Alibis, de très nombreux commentaires : des lecteurs me donnaient leurs impressions sur mon texte, me demandaient où ils pouvaient trouver mes autres nouvelles... Ça m'a fait réaliser qu'il serait peut-être temps que je regroupe les nouvelles publiées ici et là! Je dirais que cette mention spéciale du jury a probablement été un déclencheur, qui m'a poussée à me mettre au travail!

Sur quoi travaillez-vous en ce moment?
J'ai plusieurs idées, plusieurs séries en cours. J'adore écrire pour les jeunes et je vais assurément continuer à le faire. Je ne travaille pas sur un roman adulte en ce moment, mais je continue à écrire des nouvelles, comme je l'ai toujours fait. Si une idée se présente pour écrire un roman adulte, je ne la repousserai pas, bien sûr, mais je ne me sens pas non plus tenue de le faire! 

Véritable tremplin pour les écrivains canadiens, le Prix de la nouvelle Radio-Canada est ouvert à tous, amateurs ou professionnels. Il récompense chaque année les meilleures nouvelles originales et inédites, soumises au concours. Le gagnant reçoit 6000 $ offerts par le Conseil des arts du Canada, une résidence d'écriture de deux semaines au Centre Banff, en Alberta, et son texte est publié dans le magazine enRoute d'Air Canada et sur radio-canada.ca. Les finalistes reçoivent chacun 1000 $ offerts par le Conseil des arts du Canada, et leur texte est publié sur radio-canada.ca. 

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