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La famille, Incidieux 2, La maison du pêcheur... Les films à l'affiche, semaine du 13 septembre 2013 (PHOTOS/VIDÉOS)

12/09/2013 01:28 EDT | Actualisé 12/11/2013 05:12 EST
mediafilm.ca

Place au cinéma!

Voici les résumés et critiques des nouveaux films dans les salles du Québec cette semaine.

Les films à l'affiche, semaine du 13 septembre 2013

FAMILLE, LA (Family, The) (4)

États-Unis. 2013. 112 min.

Comédie policière de Luc Besson avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones, Dianna Agron, John D'Leo, Ricardo Cordero.

À la suite d'un violent règlement de comptes, la tête de Giovanni Manzoni, figure importante de la mafia de New York, est mise à prix. Pour sauver sa peau, le caïd obtient de participer au programme de protection des témoins. En compagnie de sa conjointe Maggie, sa fille Belle et son fils Warren, Giovanni s'installe alors dans un petit village de Normandie, où il se fait passer pour un écrivain. Bien qu'ils tentent de contenir leurs comportements agressifs et magouilleurs, les Manzoni multiplient les coups d'éclats et les actes de vengeance, au grand désarroi des agents de la CIA chargés de leur sécurité. Bientôt, les ennemis de Giovanni réussissent à retrouver sa trace. Leur arrivée dans cette localité paisible ne passe pas inaperçue.

Maître du film d'action et inconditionnel du cinéma américain, Luc Besson se fait plaisir avec cette comédie échevelée, qui mixe rires et délires meurtriers. Il recourt sciemment à tous les clichés possibles pour creuser le fossé entre son théâtre Vieille-France et ses héros issus du monde criminel italo-américain. De Niro s'amuse, ses partenaires aussi.

INSIDIEUX - CHAPITRE 2 (Insidious - Chapter 2)

États-Unis. 2013. 106 min.

Drame d'horreur de James Wan avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey, Ty Simpkins, Lin Shaye, Leigh Whannell.

Après avoir sauvé des limbes son fils aîné qui, au cours de ses voyages astraux, permettait à des entités démoniaques de revenir sur Terre, un enseignant fait à son tour subir des expériences éprouvantes à son épouse et à leurs enfants.

MAISON DU PECHEUR, LA (5)

Canada. 2013. 97 min.

Drame historique de Alain Chartrand avec Mikhail Ahooja, Vincent-Guillaume Otis, Benoît Langlais, Charles-Alexandre Dubé, Geneviève Boivin-Roussy, Luc Picard, Kevin Parent.

Percé, 1969. Trois ardents militants de gauche, les frères Paul et Jacques Rose, ainsi que leur ami Francis Simard, arrivent de Montréal et louent une bicoque pour l'été. Ils comptent en faire un café, mais surtout un lieu de rassemblement pour inciter les travailleurs locaux à revendiquer leurs droits et leur identité culturelle. Bernard Lortie, fils d'un pêcheur gaspésien dont le bateau vient d'être racheté et qui se retrouve chômeur, se joint à eux, malgré les réticences de sa fiancée. Dérangés par l'action sociale de ces citoyens engagés et par la présence de leur clientèle hippie, les autorités et les commerçants du coin, au service des riches touristes américains et ontariens, tentent par tous les moyens de les chasser.

Malgré des éléments informatifs bien amenés, cette évocation romancée de la genèse de la cellule Chénier du FLQ aurait mérité un traitement plus nuancé. La réalisation d'Alain Chartrand (UN HOMME DE PAROLE) se révèle trop sage et l'interprétation souvent chargée (sauf celle de Vincent-Guillaume Otis, très crédible) provoque de regrettables ruptures de ton.

NE QUELQUE PART (4)

France. 2013. 87 min.

Comédie dramatique de Mohamed Hamidi avec Tewfik Jallab, Jamel Debbouze, Fatsah Bouyahmed, Abdelkader Secteur, Malik Bentalha, Zineb Obeid.

Étudiant en droit parfaitement intégré à la société française, Farid doit se rendre en Algérie afin de sauver de la démolition la maison que son père, âgé et malade, a construite là-bas. À la veille de ses examens, le jeune homme n'est guère enthousiaste à l'idée d'entreprendre ce voyage dans ce pays inconnu, mais il s'y résout, espérant tout régler en une semaine. À son arrivée, Farid fait la connaissance des vieux amis de son père et d'un cousin à l'énergie débordante, qui le guide dans les dédales administratifs. Mais au lendemain d'une beuverie à Alger, ce dernier lui dérobe ses papiers d'identité, le forçant à prolonger son séjour.

Mohamed Hamidi a puisé dans sa propre histoire ce récit tragicomique, qui souligne avec nuance les écarts culturels entre la France et l'Algérie. Le dosage entre comique et tragique n'est pas toujours bien calibré mais de l'ensemble se dégage des personnages pittoresques, des situations cocasses et surtout, un exposé sensible sur l'importance de la transmission.