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Infarctus : la rapidité d'intervention sauve des vies

12/09/2013 12:00 EDT | Actualisé 12/11/2013 05:12 EST

Les maladies cardiovasculaires, notamment les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux, constituent encore la première cause de décès au Canada. Elles représentent environ un tiers de tous les décès. Depuis quelques décennies toutefois, les taux de mortalité sont en baisse au pays.

C'est que le milieu médical s'est mobilisé pour réduire les délais d'intervention, particulièrement dans le cas de l'infarctus aigu du myocarde. Entre le premier contact médical et le déblocage de l'artère bouchée, l'intervention doit se faire le plus rapidement possible, c'est-à-dire en moins de 90 minutes. C'est ce que le milieu hospitalier appelle la bataille du « door to balloon » ou « de la porte au ballonnet ».

Un exemple

Le 4 avril dernier, à Granby, alors qu'il installe des pneus d'été sur son auto, Raymond Girard est pris d'un violent malaise. L'homme ressent alors un serrement intense à l'estomac. Il comprend alors que sa vie est en danger et compose le 911.

À leur arrivée, les ambulanciers font un électrocardiogramme et transportent M. Girard à l'hôpital le plus proche.

Les résultats montrent qu'un caillot s'est formé dans une artère qui alimente son cœur. L'artère s'est bouchée et le muscle cardiaque est mal irrigué. Certains tissus commencent déjà à mourir. M. Girard fait une crise cardiaque.

Une heure et 14 minutes plus tard, une équipe médicale du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ouvre l'artère et détruit le caillot.
Cette intervention rapide a permis de rétablir le flot de sang et de minimiser les dommages au muscle cardiaque.

Si M. Girard s'en est bien tiré, c'est en partie grâce aux progrès accomplis, partout au Québec, dans l'organisation des soins lors d'une crise cardiaque.

Le défi est ainsi d'améliorer ce qu'on appelle le délai « de la porte au ballonnet », le temps qui s'écoule entre le premier contact médical et le déblocage de l'artère. On vise moins de 90 minutes.

Une réorganisation importante a été réalisée, autant du transport ambulancier qu'une fois la porte de l'hôpital franchie.

Au cours des sept dernières années, au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, on a gagné 29 minutes pour les patients envoyés par un hôpital local.

La bataille de la réduction des délais se poursuit. Dans le cas de M Girard, son rétablissement est le résultat d'un réaménagement de la stratégie d'intervention qui a mis le patient et sa maladie au cœur du système.

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