NOUVELLES

Québec devra dédommager ses pompiers

11/09/2013 01:15 EDT | Actualisé 10/11/2013 05:12 EST

La Ville de Québec est condamnée à verser 320 000 $ aux pompiers de la municipalité à la suite de propos tenus par le vice-président du comité exécutif, Richard Côté.

En mars 2009, le syndicat avait déposé un grief contre M. Côté, qui laissait entendre dans un reportage que des pompiers mettaient en danger la population en détournant des appels d'urgence pendant leurs moyens de pression.

Les faits n'ont jamais pu être prouvés et Richard Côté avait refusé de se rétracter.

L'arbitre en relations de travail, Marcel Morin, vient de donner raison à l'organisation syndicale des pompiers de Québec, qui prétendait que sa réputation avait été entachée.

Le président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin, est satisfait du jugement. Selon lui, la décision envoie un signal fort à l'administration Labeaume « qui ne peut pas dire n'importe quoi » dans le dossier des pompiers de Québec.

Éric Gosselin affirme par ailleurs que cet exemple reflète la tension qui règne entre la Ville et les syndicats.

« On voit malheureusement dans notre dossier que c'est volontaire d'établir un climat de confrontation et il y a des sommes qui sont importantes là-dedans, de l'argent qui est alloué à ça dans le dossier des pompiers de Québec. Nous, ce qu'on voudrait vraiment, c'est d'avoir des relations cordiales avec l'employeur », affirme Éric Gosselin.

Pour sa part, le maire Régis Labeaume se dit surpris de la décision de l'arbitre. La Ville n'écarte pas la possibilité de contester cette décision. « Le problème de l'arbitrage, on le dit souvent, c'est un seul individu qui décide de tout. On est contre ça. Le problème, c'est qu'on n'a pas de recours, alors là, on est en train de mesurer nos recours. C'est vraiment entre les mains des avocats », dit le maire.

La Ville pourrait déposer une demande de révision judiciaire en Cour supérieure.

La semaine dernière, un arbitre a aussi accepté d'entendre un grief du syndicat des cols blancs, qui dénonçait les propos du maire Labeaume au sujet des fonctionnaires « incompétents ».

PLUS:rc