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Le caucus québécois du NPD rencontre des Fransaskois

10/09/2013 08:47 EDT | Actualisé 10/11/2013 05:12 EST

Des francophones de Saskatchewan ont discuté stratégie et survie de la francophonie avec des membres du caucus québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada, en marge de la rencontre estivale du parti à Saskatoon.

La rencontre mettait en lumière le contraste entre la tradition néo-démocrate bien établie dans la province des Prairies et celle bien plus récente dans la Belle province.

La Saskatchewan est vue comme le berceau du socialisme au Canada, ayant donné naissance au premier gouvernement socialiste et à la première forme d'assurance-maladie. À l'opposé, le caucus québécois du NPD est une occurrence très jeune, le résultat d'une vague orange surprise sur le Québec aux dernières élections fédérales.

Un observateur de la scène politique fédérale, Scott Bell, n'a pas manqué de constater le contraste, en discutant stratégie avec les députés néo-démocrates aux bureaux de la fédération des francophones de Saskatoon lundi.

« On a discuté un peu de la situation en Saskatchewan et aussi de la situation au Québec et ils ont remarqué qu'il y a beaucoup de membres ici en Saskatchewan, que le parti ici a des racines vraiment anciennes », a noté M. Bell.

« Mais au Québec, ce n'est pas le cas. Ils sont encore en train de développer le parti au Québec et ils veulent discuter avec les membres ici et profiter un peu des expériences des membres en Saskatchewan. »

Pour sa part, le président du caucus québécois a affirmé son appui aux Fransaskois. « Je dirais que ce qui me réconforte le plus, c'est que non seulement la communauté francophone n'est pas en diminution - là je parle de la rencontre qu'on a cet après-midi-  mais elle se maintient et vise l'expansion », a déclaré Robert Aubin.

« De plus en plus de gens sont sensibles au fait francophone en dehors du Québec et ça, c'est réjouissant. Nous allons continuer à apporter le meilleur appui pour que ça puisse se développe », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du NPD en matière de francophonie et de langues officielles, Pierre Dionne Labelle, a pour sa part fait valoir le rôle du gouvernement fédéral dans le maintien de la vitalité des communautés de langues officielles en situation minoritaire.

« Évidemment que le gouvernement a un rôle de premier plan à jouer pour le maintien de ces communautés-là parce que ces communautés agissent, elles ont la notion de franco-responsabilité très à coeur », a-t-il insisté.

« Elles sont parties prenantes de leur propre survie, mais ça prend aussi le soutien gouvernemental, et c'est ce qu'on essaye de maintenir, en tous cas, notre travail au comité des langues officielles va en ce sens-là », a clamé M. Labelle.

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