NOUVELLES

Electrolux embauche toujours à L'Assomption

09/09/2013 06:32 EDT | Actualisé 09/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

Le manufacturier d'électroménagers Electrolux, dont l'usine de L'Assomption doit fermer en juin 2014, cherche encore des travailleurs et en embauche, ce qui soulève des questions.

Le stationnement de l'usine de L'Assomption est encore bien rempli, car les travailleurs sont encore nombreux à y oeuvrer. La première vague de mises à pied, prévue pour juillet dernier, ne s'est jamais concrétisée. Elle a été reportée à décembre prochain.

« Les nouvelles qu'on a de l'usine de Memphis au Tennessee, celle qui ouvre pendant que nous autres on est en processus de fermeture, c'est que ça n'irait pas si bien que ça, qu'ils ne seraient pas capable de produire les appareils qu'on produit à L'Assomption », affirme Dominic Durand, président d'atelier au syndicat des machinistes.

Cette situation ambiguë laisse planer un certain espoir chez les employés et les gens de la région.

La direction québécoise d'Electrolux, qui ne voulait pas accorder d'entrevue à la caméra, confirme que l'usine du Tennessee n'est pas encore prête, mais assure que la date de fermeture pour celle de la région de Lanaudière est maintenue. En juin 2014, les 1300 employés seront au chômage. Les ravages que provoque cette lente agonie sont nombreux.

« On a de la toxicomanie, on a des problèmes d'alcool, on a des problèmes d'absences, on a eu plusieurs tentatives de suicide », dit Robert Trudel, qui s'occupe du programme d'aide aux employés.

Lueur d'espoir

Le véritable espoir est entre les mains des acteurs socio-économiques de la région qui sont à pied d'oeuvre depuis l'annonce de la fermeture, en décembre 2010.

« Évidemment, on prépare la table, [mais] on ne crée pas des emplois en quelques semaines. On veut créer des emplois en 2014, 2015, 2016, on veut créer des emplois durables », assure Joffrey Bouchard, directeur général du centre local de développement (CLD) de la MRC de L'Assomption.

Electrolux, ce sont des salaires d'environ 40 000 $ par année, une masse salariale de 45 millions de dollars, un énorme manque à gagner pour une petite ville d'à peine 20 000 habitants. L'idéal serait donc de trouver un employeur d'envergure pour reprendre l'usine et ses employés, mais, là aussi, Electrolux semble manquer de transparence.

« La bâtisse n'est pas encore officiellement à vendre. Pourquoi ce n'est pas encore à vendre? Faudrait poser la question aux gens d'Electrolux! » lance Stéphane Paré, directeur des dossiers stratégiques au CLD de la MRC de L'Assomption.

L'année s'annonce difficile pour ces travailleurs bien rémunérés, mais pour la plupart peu scolarisés.

D'après un reportage de Renée Dumais-Beaudoin