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Victoire de la droite en Norvège

09/09/2013 04:39 EDT | Actualisé 08/11/2013 05:12 EST
AFP

La droite a remporté lundi les élections législatives en Norvège, la chef de file de la coalition des « partis bourgeois », la conservatrice Erna Solberg, revendiquant une « victoire électorale historique ».

Mme Solberg, 52 ans, est ainsi en voie de devenir la seconde femme à diriger le gouvernement norvégien et la première conservatrice à le faire depuis 1990.

Le premier ministre sortant, le travailliste Jens Stoltenberg, a reconnu sa défaite, annonçant qu'il présenterait sa démission après la présentation du budget, le 14 octobre prochain, « quand il sera clair qu'il y a une base parlementaire pour un nouveau gouvernement ».

Selon des projections officielles réalisées après le décompte des trois quarts des voix, quatre formations de centre-droit et de droite sont créditées d'une majorité de 96 sièges sur 169 au Parlement.

La coalition sortante de M. Stoltenberg, au pouvoir depuis 2005, devrait ainsi se contenter de 72 sièges au Parlement, tandis qu'un parti écologiste indépendant obtiendrait le dernier siège.

Cette victoire ouvre donc la voie à une possible alliance entre les conservateurs et un parti populiste opposé à l'immigration, le parti du Progrès, deux ans après les sanglantes attaques de l'extrémiste Anders Behring Breivik.

Le parti du Progrès, dont Breivik a été membre jusqu'en 2006, était toujours resté dans les rangs de l'opposition depuis sa création il y a 40 ans. Il s'était dissocié des actions du terroriste responsable de l'attentat à la bombe à Oslo et de la tuerie de l'île d'Utoya, qui ont fait 77 morts au total.

Les médias norvégiens ont toutefois fait état d'une possible incapacité de la coalition de droite à s'entendre, ce qui pourrait expliquer que le fait que Jens Stoltenberg retarde sa démission jusqu'à la rentrée parlementaire.

Chose certaine, ces résultats changent la configuration du pouvoir politique en Norvège. Pourtant, tout semblait plaider pour la reconduction de la gauche après avoir traversé la crise économique en affichant un chômage négligeable et des niveaux de vie élevés.