DIVERTISSEMENT

Prestation de poids pour Matthew McConauhey dans Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

07/09/2013 10:02 EDT | Actualisé 08/09/2013 10:10 EDT

Matthew McConaughey sera-t-il le prochain acteur à se métamorphoser physiquement à concourir aux Oscars? Présenté en première mondiale à Toronto, Dallas Buyers Club, basé sur des faits réels, pourrait à tout le moins lui donner son billet pour le cercle restreint des acteurs à grand rôle.

Oubliez le danseur musclé de Magic Mike ou le fugitif bien bronzé de Mud, Matthew McConaughey a perdu près de 23 kilos pour incarner Ron Woodruff, un électricien texan atteint du SIDA dans les années 1980. Séducteur bas de gamme, plutôt homophobe et porté sur les fêtes arrosées, Ron profitera des trente jours à vivre qu’on lui prédit pour mettre sur pied un commerce de médicaments interdits aux États-Unis. Plus précisément un club : devenez membre et vous aurez des médicaments alternatifs à volonté! Il vivra finalement six ans de plus, juste assez pour forcer la Food and Drug Administration a accélérer son processus d’évaluation des médicaments contre le VIH.

Au-delà de cette transformation corporelle draconienne, McConaughey met autour de ce corps osseux une chair digne des plus grands. A ses c[otés, dans le rôle d’un transsexuel qui deviendra son partenaire d’affaires, Jared Leto, impressionne. Les deux larrons, tout condamnés à une mort prochaine qu’ils soient, s’unissent pour faire circuler des traitements alternatifs.

Jean-Marc Vallée signe une oeuvre qui ne plonge jamais dans le pathos ni le film à message. Avec un personnage aux répliques aussi impayables que ce Ron, on ne s’en approche même pas. Vallée capte avec beaucoup de sensibilité à la fois l’univers gay de son nouvel ami et le monde macho rustre de ce cowboy de fin de semaine.