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Deux hommes arrêtés après une altercation avec un policier d'Ottawa

07/09/2013 07:13 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

Le service de police d'Ottawa est encore une fois dans l'embarras pour une histoire de possible brutalité policière.

Une nouvelle vidéo amateur diffusée dans les médias sociaux montre une arrestation musclée qui serait survenue dans le Marché By, près de la rue Clarence, vendredi soir.

La vidéo débute avec les images d'un homme dans la vingtaine qui se fait immobiliser au sol par plusieurs agents en pleine rue. L'homme reçoit ensuite plusieurs coups de poing au visage par l'un des policiers.

La vidéo d'une minute, qui semble avoir été tournée avec un téléphone intelligent, ne montre toutefois pas comment a débuté l'altercation.

Selon les premières constations, il semble que les policiers sont arrivés sur les lieux de l'incident peu avant minuit vendredi. Ils répondaient à un appel de désordre public. Un homme armé d'une barre de métal aurait menacé des agents de sécurité d'un bar situé dans le secteur.

Pendant que les policiers tentaient de contrôler la situation, un deuxième homme aurait agressé l'un d'entre eux en le blessant au nez et au visage. Il aurait également coupé l'agent lors de l'échauffourée.

Le policier qui a subi des blessures mineures de même que l'homme qui a reçu des coups de poing ont pu être tous deux soignés sur place par les ambulanciers paramédicaux.

Bajwa Balkaran, 21 ans, a été accusé de désordre public, d'avoir agressé un agent de la paix, d'avoir proféré des menaces et d'avoir résisté à son arrestation.

Ali Gohar, aussi âgé de 21 ans, a pour sa part été accusé d'agression à l'arme blanche et d'entrave au travail des policiers.

Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, qui affirme ne pas avoir visionné la vidéo, s'est par contre dit au fait de la situation. Il ajoute qu'il ignore qui sont les policiers impliqués dans cet incident.

Le département des normes professionnelles a été avisé et une enquête est en cours afin de déterminer le contexte exact dans lequel a été tournée la vidéo. Les enquêteurs étudieront également les rapports de police qui ont été remis au cours de la nuit de vendredi et samedi.

« On sait qu'une vidéo ne montre qu'un élément d'un incident c'est important de voir ce qui s'est passé avant. »

— Charles Bordeleau,chef de la police d'Ottawa

Le plus haut gradé du service de police d'Ottawa rappelle toutefois que les policiers peuvent utiliser la force pour maîtriser une situation et empêcher que celle-ci ne dégénère. Le chef Bordeleau encourage les témoins dans cette affaire à contacter la police d'Ottawa.

Ce n'est pas la première fois que la confiance du public envers le service de police d'Ottawa est ébranlée par des allégations d'actes de brutalité policière. Le service de police a même déjà exigé la révision des procédures d'arrestation à la suite de ces allégations.

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