NOUVELLES

Reprise de finale, doutes en plus

06/09/2013 04:33 EDT | Actualisé 05/11/2013 05:12 EST

Les deux équipes finalistes de la dernière Coupe Dunsmore se retrouvent samedi après-midi, devant les caméras de Radio-Canada à Sherbrooke.

Un texte d'Antoine Deshaies

Les deux équipes veulent remettre les pendules à l'heure après des performances en demi-teinte lors de la première semaine du calendrier du football universitaire québécois.

Le Vert & Or s'est fait surprendre pour la première fois depuis 2010 par ses rivaux estriens de Bishop's. La veille, le Rouge et Or a vaincu les Redmen de McGill 32-8, mais en étant dominé au chapitre des premiers jeux par les visiteurs.

Ce duel revêt une importance capitale pour les deux formations dorées.

« On veut que notre attaque soit plus opportuniste, confie Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or. Notre quart et nos receveurs n'ont pas connu leur meilleur match. On s'attend à des séries beaucoup plus longues à l'attaque. »

Le quart de cinquième année Tristan Grenon n'a complété que 12 de ses 28 passes tentées, sans réussir une seule passe de touché.

Et si la défense a limité les Redmen à huit petits points, elle a été inhabituellement généreuse contre la course. Le porteur Luis Guimont-Mota a accumulé 136 verges de gain, un total rarement atteint contre Laval au cours des dernières années.

« On doit resserrer le front défensif, admet Glen Constantin. On doit aussi être plus agressif. Au troisième quart, les Redmen nous dominaient physiquement. »

Le front défensif du Rouge et Or a perdu quelques gros morceaux après la dernière saison. Aux départs d'Arnaud Gascon-Nadon et Frédéric Plesius s'est ajoutée une série de blessures graves qui tiendront plusieurs joueurs importants à l'écart du terrain pour l'année. C'est le cas du vétéran Jean-Alexandre Bernier.

En tout, sept joueurs ont vu déjà vu leur saison prendre fin en raison de blessures. Le dernier en lice est l'excellent receveur Matthew Norzil, touché au genou contre McGill samedi.

« Habituellement, quand on recrute un joueur, on lui dit de s'attendre à voir du terrain à court ou moyen terme. Cette année, le terrain arrive pas mal plus vite que prévu pour bien des recrues », explique Constantin.

Oublier l'erreur de parcours

Au téléphone, l'entraîneur-chef du Vert & Or, David Lessard, met ses gants blancs pour décrire l'échec de sa troupe face aux Gaiters dimanche dernier.

« C'est une défaite très dure à avaler, sans rien enlever aux joueurs et entraîneurs des Gaiters, précise-t-il, plus d'une fois. On a affronté une équipe bien préparée, mais je pense sincèrement qu'on peut faire mieux.

« On a connu un très bon camp, on est une équipe confiante. Cela dit, on n'est pas aussi mauvais que le pointage du dernier match l'indique, mais on n'est peut-être pas aussi bon qu'on le pensait avant la saison. »

Le quart Jérémi Roch, presque parfait en 2012, a vu deux de ses passes être interceptées dans la défaite. Il s'inclut dans la liste des joueurs qui auraient pu mieux faire.

« On a tous un rôle à jouer et tout le monde aurait pu mieux le jouer », explique-t-il.

Si Roch compte sur un noyau de receveurs de passes bien établi, il œuvre derrière une ligne protectrice plutôt inexpérimentée. Une ligne qui n'est pas à blâmer pour le premier échec.

« J'ai une grande confiance en ma ligne, affirme le quart. Je dirais même que notre ligne m'offre une protection très similaire à celle que j'avais l'an dernier. »

Une ligne qui affrontera un front défensif moins expérimenté qu'à l'habitude pour le Rouge et Or. L'occasion parfaite pour remporter un premier match après 16 revers de suite? Et surtout, d'éviter d'amorcer la saison avec deux défaites de suite?

« On ne doit pas tomber dans le piège, prévient l'entraîneur -chef. Bien sûr qu'on veut gagner, mais on pourrait quand même être satisfaits si on perd samedi. Une saison de football c'est un long processus. »

« On est prêts à les défier, ajoute Jérémi Roch. On est prêts mentalement et physiquement. On ne reculera pas devant personne. Mais si on commet les mêmes erreurs que la semaine dernière, on n'a aucune chance. »

Le carrosse en citrouille

Difficile d'imaginer une conclusion plus énervante à un premier match universitaire que celle vécue par le botteur Mathieu Hébert.

La recrue a eu la chance de donner la victoire à son équipe dans les dernières secondes du match, mais son botté de 40 verges a raté la cible.

« Ça aurait été un véritable conte de fées, image David Lessard. Reste qu'on est extrêmement satisfait de la façon dont il a réagi après le match. Sur le coup, il s'en voulait, mais les gars ne l'ont jamais pointé du doigt. »

« Il a déjà montré beaucoup de maturité, ajoute Roch. Il est passé à autre chose et le reste de l'équipe aussi. »

Le contexte de la tentative de placement n'était certes pas idéal. Le spécialiste des longues remises du Vert & Or Gabriel Goulet s'est blessé dans la première demie du match. Son remplaçant, Antoine Vaillancourt, purgeait une suspension d'un match.

C'est donc Frédérick Verville qui s'est chargé de la remise. Parfois, même si l'exécution est bonne, la moindre variation de vitesse dans la remise peut faire la différence entre la réussite ou l'échec du botté.

Hébert, encensé par Glen Constantin dans son point de presse hebdomadaire, aura plusieurs occasions de se reprendre.

PLUS:rc