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Patrice Robitaille : une année de théâtre, de hockey, de pêche et de palais de justice (ENTREVUE)

05/09/2013 04:25 EDT | Actualisé 05/09/2013 07:55 EDT
François Brunelle

Tout au long de l’été 2013, Patrice Robitaille a repris son rôle dans la pièce à succès « Le Prénom » au chapiteau de Bromont. À l’été 2014, il s’attaquera au rôle mythique de Cyrano au Théâtre du Nouveau Monde. Entre les deux, le polyvalent comédien apparaîtra à TVA dans la suite de « Toute la Vérité », dans un épisode d’une nouvelle série radio-canadienne avec l’ex-joueur du Canadien, Alex Kovalev, et ouvrira la saison théâtrale de Duceppe avec le rôle principal masculin de « La Vénus au Vison ».

Répétant ces jours-ci la Vénus aux côtés d’Hélène Bourgeois Leclerc, l’acteur interprète le rôle de Thomas, dramaturge et metteur en scène qui vient d’adapter le roman de Leopold Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure, une histoire explorant les rapports entre le sexe et le pouvoir. À la recherche de l’actrice idéale, Thomas fera la rencontre de Vanda (Bourgeois Leclerc), qui est prête à tout pour obtenir le rôle. S’en suivent des discussions sur les limites de l’interprétation, les motivations des personnages, et le résultat d’une rencontre plus que professionnelle entre l’auteur et l’actrice.

Affirmant ne pas avoir construit son rôle en s’inspirant des nombreux metteurs en scène et auteurs de théâtre qu’il côtoie depuis des années, Patrice Robitaille décrit Thomas comme un être qui ne vit pas la vie qu’il voudrait vivre. « Pour moi, c’est un gars qui se cache derrière son intellectualisme pour cacher ses failles, ses peurs et ses faiblesses, lance le comédien. Ça m’intéressait beaucoup de jouer un personnage dans ce genre-là. »

Imaginée par l’Américain David Ives, La Vénus au Vison est une histoire aux interprétations multiples, qui a nécessité un grand travail de clarification. « On a travaillé fort pour s’arrimer tout le monde ensemble et raconter une seule et même histoire. On ne voulait pas d’une pièce super intello où le spectateur se prend la tête, mais plutôt d’un texte accessible et compréhensible. »

Afin de maintenir une ligne directrice bien précise, Robitaille et sa partenaire de jeu ont pu compter sur les conseils du metteur en scène Michel Poirier, principalement connu en tant qu’acteur depuis des années. « Michel laisse beaucoup de place à l’acting, sans flafla et sans effets de mise en scène. Tout au long des répétitions, Hélène et moi, on lui a posé vraiment beaucoup de questions et il a toujours bien réagi. Sa préoccupation principale est qu’on se sente bien sur la scène le soir de la première et par la suite. »

Après avoir passé une partie de l’été à dépoussiérer les deux premiers actes de Cyrano de Bergerac, qu’il jouera au TNM en juillet 2014, Robitaille a choisi de se concentrer uniquement sur La Vénus au Vison pendant quelques semaines. « J’en ai plein les shorts avec le show chez Duceppe. Avec Le Prénom que je jouais cet été et les jours de tournage, mon disque dur est accoté. Quand je vais avoir terminé la Vénus, je vais prendre deux semaines de congé en octobre, pour mieux replonger dans Cyrano par la suite. Je veux arriver le premier jour de répétition et savoir le texte parfaitement. À mes yeux, c’est un des plus gros rôles de la dramaturgie francophone, en termes de mots. La quantité de texte à apprendre est phénoménale. Je veux m’y attaquer avec respect et faire honneur au privilège de jouer ce personnage-là. »

Les téléspectateurs pourront également voir Robitaille dans un épisode de la nouvelle série Les Pêcheurs, où le hockeyeur Alex Kovalev fera une apparition. Reconnu comme un fan invétéré des Nordiques de Québec, le comédien s’est prêté au jeu de la confrontation Canadiens-Nordiques, dans un scénario de triangle d’amitié complété par l’idéateur de la série, Martin Petit.

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