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Petite-Rivière-Saint-François : l'efficacité du lit d'arrêt de nouveau critiquée

04/09/2013 09:37 EDT | Actualisé 04/11/2013 05:12 EST

La mort d'un camionneur, survenue mardi à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix, soulève encore une fois des questions sur l'efficacité d'un lit d'arrêt qui n'a pu freiner son véhicule lourd.

C'est la deuxième fois qu'un accident survient au même endroit en moins de trois ans.

Jean-Baptiste Bouchard habite juste à côté du lit d'arrêt sur la rue Principale. Il n'arrive pas à comprendre comment un autre accident, mortel cette fois, a pu survenir au même endroit.

« C'est dramatique parce que c'est un scénario de film qu'on n'a pas le goût de jouer deux fois », déplore-t-il.

Mardi après-midi, le camionneur de 32 ans de Saint-Lambert-de-Lauzon conduisait un poids lourd muni d'une pompe à béton lorsqu'il s'est engagé dans le lit d'arrêt pour tenter d'éviter un autobus scolaire. Le système n'a pas freiné le véhicule qui a percuté les barils de protection au bout du lit d'arrêt pour terminer sa course dans un ravin plus bas, derrière la résidence de M. Bouchard.

Le résident affirme que le lit d'arrêt est devenu une véritable rampe de lancement.

En décembre 2010, un autre camionneur avait emporté une partie du muret du lit d'arrêt avant de s'écraser à une trentaine de pieds de la résidence de Jean-Baptiste Bouchard.

Le camionneur avait échappé à la mort de justesse et le système de lit d'arrêt avait fait l'objet d'une enquête.

Malgré des améliorations apportées par le ministère des Transports, Jean-Baptiste Bouchard constate que le système n'a pu freiner le camion, encore une fois.

« Un lit d'arrêt, c'est sensé être là pour la sécurité, pour sécuriser tout le monde, les résidents autour, les camionneurs, mais c'est devenu un objet de meurtre. C'est devenu une tuerie, un objet d'appréhension, de cauchemar, ça n'a pas de sens. »

« Je mets en cause le ministère des Transports. Cette fois, je vais exiger qu'il fasse quelque chose », a-t-il conclu, déplorant que l'accident, cette fois, ait fait un mort.

Une infrastructure sécuritaire, dit le MTQ

Selon Jacques Nadeau, porte-parole du ministère des Transports du Québec, un autre camionneur a utilisé le lit d'arrêt de la rue Principale, il y a quelques semaines, et l'infrastructure s'est avérée tout à fait fonctionnelle. « Tout nous laissait croire avant-hier que le lit d'arrêt était conforme et tout ça. S'il y a des améliorations qu'on peut faire, des modifications, c'est sûr qu'on va les faire, mais nos lits d'arrêt de manière générale sont sécuritaires », affirme M. Nadeau.

Jacques Nadeau rappelle qu'en 2010, un rapport de la Sûreté du Québec avait révélé que l'accident survenu au même endroit était dû à une erreur humaine et que le lit d'arrêt était sécuritaire et fonctionnel.

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